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L'Usine Matières premières

Eramet s'adapte au Gabon

Myrtille Delamarche , , , ,

Publié le

L’inauguration, le 12 juin, du Complexe métallurgique de Moanda marque le démarrage au Gabon d’une filière manganèse. Un passage obligé dans le cadre d'une réforme visant à interdire l'exportation de matières premières non transformées.

Eramet s'adapte au Gabon © Eramet

L’inauguration, le 12 juin, du Complexe métallurgique de Moanda marque le démarrage au Gabon d’une filière manganèse. Sur 50 hectares, Comilog (filiale d’Eramet) a bâti deux unités hydro et pyrométallurgiques : une usine de manganèse métal d’une capacité de 20 000 tonnes par an et une usine de silico-manganèse capable de produire 65 000 tonnes. Le minerai était jusqu’ici vendu pour partie prétraité (asséché), le solde étant transformé en silico-manganèse à Dunkerque, dans l’unité de Gravelines, qui pourrait s’en trouver fragilisée. L’investissement de Comilog s’élève à plus de 240 millions d’euros, et 432 emplois directs ont été créés. L’État gabonais, actionnaire minoritaire, a financé à hauteur de 356 millions d’euros la construction du barrage hydroélectrique de Grand Poubara, réalisée par l’entreprise chinoise Sinohydro. Il fonctionne depuis fin 2013, pour alimenter en électricité les industries à naître.

Passage obligé

Cet investissement précède une vaste réforme au Gabon, qui vise l’arrêt complet des exportations de matières premières brutes d’ici à 2020. Eramet investit pour pérenniser son ancrage chez le quatrième producteur mondial de manganèse, où le groupe minier français est désormais concurrencé par les chinois de la CICMHZ. Pourtant, cette réforme intervient à contretemps : le manganèse est en surproduction, les prix ont été divisés par trois en moins de dix ans et le premier producteur mondial, South32, spin-off de BHP Billiton, vient de fermer trois de ses quatre fours sud-africains.

Le Gabon a déjà mis en place une obligation de transformation du bois, avec un résultat mitigé : si le président Ali Bongo Ondimba revendique le quasi-doublement du nombre d’emplois dans la filière, les recettes d’exportation ont fondu. Le modèle se trouve donc contesté. Le chef de l’unité matières premières de la Commission européenne, Mattia Pellegrini, cite le contre-exemple chilien comme une alternative intéressante : le pays a renoncé à transformer son cuivre localement, préférant investir les recettes de ces exportations dans la diversification de son économie.

 

 

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