La mise en oeuvre du sauvetage de la SLN (Eramet) devient pressante

PARIS (Reuters) - Eramet a publié mercredi des résultats 2018 freinés par des difficultés de production dans le nickel et par sa branche alliages et a souligné que la nécessité de mettre en oeuvre un "plan de sauvetage" pour sa filiale calédonienne, en proie à des pertes récurrentes, devenait pressante.

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La mise en oeuvre du sauvetage de la SLN (Eramet) devient pressante
Un nouveau plan de sauvetage de la Société Le Nickel (SLN), filiale calédonienne d'Eramet, a été défini fin 2018.

Le groupe minier et métallurgique a fait valoir dans un communiqué que ce plan pour la Société Le Nickel (SLN) nécessitait "l'implication de toutes les parties prenantes sur les premiers mois de 2019, dans un calendrier serré".

"Sa mise en place est indispensable sans quoi les prêts accordés par Eramet et l'Etat seraient épuisés en 2020, dans les conditions actuelles de marché. Pour y parvenir, la SLN est en dialogue permanent avec l'ensemble des acteurs concernés, notamment les autorités locales et les partenaires sociaux", a ajouté Eramet.

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Le plan, défini fin 2018, prévoit la mise en place d'un nouveau modèle économique incluant une augmentation des volumes de minerai exporté, des progrès dans l'amélioration de la performance interne - avec une augmentation du temps de travail sur mine et une réorganisation -, ainsi que la réduction à court terme du prix de l'énergie.

Il vise à réduire le coût "cash" de production de la SLN, dont le résultat opérationnel courant s'est établi à -64 millions d'euros l'an passé, à hauteur de 1,30 dollar la livre en 2021 par rapport aux 5,8 dollars enregistrés de 2018.

L'année 2018 a ainsi été "particulièrement difficile en termes de productivité (...) compte tenu d'un contexte social et sociétal perturbé en Nouvelle-Calédonie", a souligné Eramet.

"Si on ne met pas en place le plan (...) et que les conditions économiques restent celles d'aujourd'hui, on a un problème de trésorerie en 2020 (...), donc on ne peut pas continuer comme ça", a également déclaré lors d'une conférence téléphonique la PDG du groupe, Christel Bories.

"On ne peut pas avoir une crise de trésorerie tous les cinq ans, il faut bâtir un modèle robuste pour le moyen-long terme. Nous avons ce plan, la voie est étroite (...) mais nous avons un plan crédible (...)."

La filiale calédonienne menacée en cas d'échec

"Si on n'y arrivait pas, il faudrait probablement réfléchir à d'autres solutions. Mais on ne peut pas imaginer d'avoir systématiquement à renflouer une activité sans qu'elle ait des perspectives de redressement robustes et crédibles", a également déclaré Christel Bories.

Eramet a également indiqué que son usine de traitement du nickel de Sandouville (Seine-Maritime) avait une nouvelle fois pesé fortement sur ses résultats, avec une perte de 57 millions d'euros, en raison d'un redémarrage particulièrement lent après un arrêt à mi-année pour travaux de grande maintenance.

(Benjamin Mallet et Gus Trompiz, édité par Catherine Mallebay-Vacqueur)

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