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Quotidien des Usines

Eramet investit 34,5 millions d’euros à Sandouville pour modifier son process

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Le métallurgiste Eramet a investi 34,5 millions d’euros pour adapter son usine de Sandouville (Seine-Maritime) au changement de fournisseur de matte de nickel, produit intermédiaire qui est la matière première pour produire du nickel. La matte de nickel ne vient plus de sa filiale de Nouvelle-Calédonie SLN mais de Finlande. La composition de cette matte ayant changé, Eramet a dû transformer ses process.

Eramet investit 34,5 millions d’euros à Sandouville pour modifier son process
Inauguration des nouvelles installations du site Eramet Sandouville (Haute-Normandie), le 19 juin.
© © Andrew McLeish

Après un an de travaux pour adapter son process industriel et un investissement de 34,5 millions d’euros, l’usine Eramet de Sandouville, près du Havre (Seine-Maritime) redémarre ses installations. Cette usine de 165 salariés est la seule d'Eramet en France à traiter du nickel. Elle produit essentiellement du nickel pur (à 99,99 %) pour les industriels, par procédé chimique hydrométallurgique. L’usine travaille à partir de "matte" de nickel, un concentré qui résulte de la première fusion du minerai composé d’un assemblage de métaux (fer, cuivre, nickel, cobalt, or, métaux précieux…).

"Le redémarrage de l’usine va se faire progressivement jusqu’à la fin 2017, indique un porte-parole du groupe Eramet. En 2018, le site traitera 25 000 tonnes de matte pour produire 13 000 tonnes de nickel de haute pureté, 2 300 tonnes de nickel contenu dans les différents sels et liquides, 400 tonnes de cobalt et 3 000 tonnes de fer."

Adapter l'usine à une nouvelle composition

Cette adaptation industrielle appelée "projet Estuaire" est due au changement de fournisseur de matte de nickel décidé en 2016 par le groupe Eramet. Jusqu’à présent, Eramet Sandouville s’approvisionnait en Nouvelle-Calédonie auprès de la société SLN (société Le Nickel) devenue la filiale du groupe Eramet en 1985. Mais dans la cadre d’une restructuration menée en 2016, cette dernière a cessé de produire de la matte. L’usine de Sandouville s’est alors tournée vers un autre fournisseur, le site finlandais Harajavalta du métallurgiste Boliden. Eramet Sandouville a conclu un contrat de dix ans avec ce nouveau fournisseur.

"Nous avons dû adapter l’usine au traitement de cette nouvelle matte qui est différente dans sa composition", explique la direction d’Eramet. Les nouveaux équipements mis en place concernent notamment le broyage (broyeurs rotatifs), la mise en solution de la matte de nickel et le traitement au chlore pour précipiter le cuivre et les métaux précieux.

Le nouveau process a associé le fournisseur de matte, le groupe Boliden, la R&D du groupe Eramet et les équipes de Sandouville, soit un coût de 4,5 millions d’euros. Il va permettre de valoriser un nouveau co-produit, une matière résiduelle contenant du cuivre et des métaux précieux. Elle sera compressée et réexpédiée par bateau en Finlande, le fournisseur de mattes assurant la valorisation des différents composants par extraction.

Les transformations de l’outil industriel de Sandouville vont s’accompagner d’une évolution juridique. Le site de production de Sandouville devient une filiale du groupe Eramet, baptisée Eramet Sandouville.

Claire Garnier

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