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L'Usine Matières premières

Eramet fortement pénalisé en 2018 par ses branches alliages et nickel

Myrtille Delamarche , , , ,

Publié le

Le groupe minier et métallurgique français Eramet a publié le 20 février des résultats contrastés, avec un chiffre d’affaires en hausse de 5% porté par la hausse des cours des métaux et un résultat net positif pour la deuxième année, mais en chute de 74%. Un résultat pénalisé notamment par des défauts de qualité chez Aubert & Duval et par la contre-performance de sa branche nickel.

Eramet fortement pénalisé en 2018 par ses branches alliages et nickel
Le manganèse exploité par la Comilog au Gabon a sauvé Eramet en 2018, après des contre-performances dans le nickel et les alliages.
© Comilog

Lorsqu’Eramet avait rendu publics les défauts de conformité constatés sur son système de contrôle dans la production d’alliages haute performance, en décembre 2018, le groupe avait anticipé des conséquences financières significatives, chiffrées alors "au-dessus de 25 millions". La provision pour y remédier est finalement portée à 65 millions d’euros, et s’ajoute à la dépréciation passée sur Aubert & Duval au premier semestre (200 millions d’euros).

Cette charge exceptionnelle, qui a pesé lourdement sur les résultats 2018, n’est que partiellement compensée par un résultat positif pour la branche de 147 millions d’euros, qui comprend la cession de Guilin, son usine chinoise d’alliages de manganèse. A la fin du premier semestre, Christel Bories reconnaissait déjà que "les ventes d'Aubert & Duval (avaient) connu un net recul dans les secteurs de l'aéronautique et de l'énergie".

Nouveau plan de sauvetage pour la SLN

Les déboires s’accumulent dans la branche nickel. Le plan de réduction des coûts de production de la SLN peinait déjà à tenir le rythme de la concurrence internationale, quand la filiale calédonienne a dû faire face à des arrêts de production liés à une situation sociale difficile en Nouvelle-Calédonie (blocage de la SLN, incendies multiples sur les sites, arrêts pour mise en sécurité…). Le groupe parle à nouveau de "plan de sauvetage" pour sa filiale calédonienne, qui estime les pertes liées à ces mouvements sociaux à plus de 11 millions d'euros. La montée en puissance trop lente de l’usine de Sandouville après le remplacement de la matte de nickel calédonienne par de la matte finlandaise a enfoncé le clou d’une piètre performance de la branche.

Le manganèse en pleine forme

Tout ne va pas mal, tout de même. Eramet est très satisfait de sa consolidation à 100% de Tizir, qui produit des sables minéralisés à Grande Côte au Sénégal, après l’OPA menée contre son ancien partenaire australien MDL.

Mais ce qui sauve Eramet, c’est surtout la production record de manganèse au Gabon, à 4,3 millions de tonnes de minerai extrait. L’objectif de la Comilog est fixé pour cette année à 4,5 millions de tonnes. La branche réalise 49% du chiffre d'affaires du groupe.

Le résultat chute de 74%

Eramet renoue avec les bénéfices pour la deuxième année, alors que le groupe perdait encore 179 millions d'euros en 2016 et 714 millions en 2015. En 2018, le résultat net part du groupe s'élève à 53 millions d’euros (contre 203 millions en 2017, soit -74%), pour un chiffre d’affaires de 3,825 milliards d’euros (+5%). L’Ebitda (843 millions d’euros) est en baisse de 3% et le résultat opérationnel courant (581 millions d’euros) de 4%. L’endettement, renforcé par l’acquisition de Tizir, remonte de 91% à 717 millions d’euros après une forte réduction l'année précédente (de 836 millions d'euros en 2016 à 376 millions en 2017).

Christel Bories, PDG d’Eramet, ne perd pas espoir pour autant : "2019 sera l'année de l'accélération de notre transformation et de la prise de décision pour nos deux grands projets stratégiques : l’accroissement de 50% des volumes de minerai de manganèse [à 7 millions de tonnes, Ndlr] au Gabon, et la production de lithium en Argentine". Les investissements respectifs dans ces projets s'élèvent à 600 et 500 millions d'euros.

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