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Quotidien des Usines

Eramet est un actif stratégique pour la France, selon son PDG

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Patrick Buffet, le PDG d'Eramet, souhaite assurer le maintien d'une base d'actionnariat français à son capital. Il apaise ainsi les craintes d'une éventuelle OPA hostile sur le groupe.

"L'Europe et la France n'ont pas d'autre champion minier qu'Eramet", a déclaré lundi 8 septembre à la presse, Patrick Buffet, PDG d'Eramet. Il a notamment évoqué l'existence d'un consensus au sein du gouvernement sur la nécessité pour le groupe de conserver un noyau d'actionnaires français au cours des prochaines années. Le même jour, le leader de la CFDT, François Chérèque, écrivait à l'Elysée pour demander à l'Etat et à la Nouvelle-Calédonie d'en prendre le contrôle et éviter ainsi l'instabilité du groupe.

Ces derniers mois, des articles de presse évoquaient la possibilité pour la famille Duval, qui détient 37% d'Eramet, de céder des titres. Un nouveau pacte d'actionnaires, signé pour six mois fin mai, permet en effet à la famille Duval de céder jusqu'à 8% du capital au fil de l'eau. Ce pacte a été signé avec le groupe Areva, l'autre actionnaire de référence avec 26% du capital. Mais la volonté des Duval de sortir du capital d'Eramet alimente depuis d'intenses spéculations.

Un milliard d'euros seront investis dans le nickel

Patrick Buffet a ajouté qu'il souhaiterait voir la STCPI (Société territoriale calédonienne de participation industrielle), qui porte les parts des trois provinces de Nouvelle-Calédonie au capital du groupe, augmenter sa participation. Il a en revanche réaffirmé son opposition à une augmentation de la participation de la STCPI dans la SLN (Société Le Nickel), dont elle détient 34% contre 56% pour Eramet. Malgré la baisse récente des cours du nickel, le PDG souhaite que son groupe continue d'investir massivement dans cette activité, soulignant que les projets d'Eramet dans le secteur en Nouvelle-Calédonie s'élevaient à plus d'un milliard d'euros.

Il a démenti les informations de La Tribune selon lesquelles son groupe est en train de revoir à la baisse ses investissements sur le territoire. Et il a confirmé la prévision d'un bénéfice d'exploitation annuel 2008 nettement supérieur à celui de l'an dernier.

Carmela Riposa, avec Reuters

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