L'Usine Aéro

Le motoriste Rolls Royce, équipementier d'Airbus, prévoit de supprimer 9 000 postes

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Publié le , mis à jour le 20/05/2020 À 12H00

Rolls-Royce prévoit la suppression d'au moins 9 000 postes dans l'aérien civil et au sein de son siège de Derby, en Angleterre. Cette coupe de 17 % de ses effectifs devrait lui permettre d'économiser 1,3 milliard de livres par an (1,45 milliard d'euros), tout en lui faisant débourser environ 800 millions de livres en coûts de restructuration. Des fermetures d'usines sont envisageables.

Le motoriste Rolls Royce, équipementier d'Airbus, prévoit de supprimer 9 000 postes
Un moteur Trent de Rolls Royce exposé au salon aéronautique de Singapour.
© EDGAR SU

Rolls-Royce a annoncé mercredi 20 maiRoll qu'il procéderait à 9 000 suppressions de poste, au moins, soit près de 17% de ses effectifs, pour s'adapter à la crise que traverse le secteur aérien.

Le motoriste, qui fournit Boeing et Airbus, a précisé que ces suppressions de postes concerneraient ses activités dans l'aérien civil, mais aussi son siège de Derby, situé dans le centre de l'Angleterre. Situé à Neuilly-sur-Seine, le bureau commercial français de la société n'est pas concerné.

Plusieurs sites pourraient être fermés

Elles devront lui permettre d'économiser 1,3 milliard de livres par an (1,45 milliard d'euros), tout en lui faisant débourser environ 800 millions de livres en coûts de restructuration.

Ce projet pourrait en outre aboutir à la fermeture de plusieurs sites, a précisé le directeur général de Rolls-Royce, Warren East au micro de la BBC.

"Il faut ajuster nos capacités à la demande à venir", a-t-il justifié.

Des solutions pour soutenir les salariés concernés

Prié de commenter ces annonces, le ministre britannique de la Justice, Robert Buckland a déclaré que Londres allait réfléchir à des solutions pour soutenir les salariés concernés.

"Nous allons nous pencher, non seulement sur Rolls-Royce, mais aussi sur l'ensemble du secteur et sur les implications pour l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement, il ne faut pas les oublier (...)", a-t-il dit.

Quelques instants après l'ouverture des cotations à la Bourse de Londres, le titre Rolls-Royce perdait 2,39%.

Avec Reuters (Sarah Young; version française Nicolas Delame, édité par Blandine Hénault)

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