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EQUIPEMENT DE L'AUTOMOBILERoth Frères se prépare à rebondirUn an et demi après l'entrée de Roth Frères dans le giron de Johnson Controls, des synergies se mettent en place entre le groupe alsacien et le géant américain.

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EQUIPEMENT DE L'AUTOMOBILE

Roth Frères se prépare à rebondir

Un an et demi après l'entrée de Roth Frères dans le giron de Johnson Controls, des synergies se mettent en place entre le groupe alsacien et le géant américain.



Préparatifs discrets chez Roth Frères. Dans les couloirs, on sort les pinceaux. Dans quelques semaines, l'entreprise accueillera le " board " de Johnson Controls, dont la grand-messe annuelle aura exceptionnellement lieu en Alsace. Un honneur pour Jacques Roth, P-DG de Roth Frères, et une consécration, un an et demi après la reprise par les Américains de 75 % du capital de l'entreprise alsacienne (3 milliards de francs de chiffre d'affaires, 3 000 personnes). En quelques mois, beaucoup de choses ont changé. Confortée dans ses spécialités - les garnitures de pavillon et les mousses pour sièges d'automobile - par son actionnaire américain, Roth Frères s'est vu élever au rang de " centre d'excellence européen " dans ces deux domaines. Désormais, c'est à Strasbourg que le spécialiste américain du siège pour automobile concentre ses études et réalisations de prototypes de pavillons. La direction européenne de ses activités " mousse " s'étant même installée en Alsace. La reprise, l'été dernier, par Johnson Controls, de Prince Automotive, pour près de 1,4 milliard de dollars, ouvre aux Français de nouvelles perspectives. L'entreprise du Michigan apportera à Roth Frères son savoir-faire en électronique d'habitacle, en même temps que les deux sociétés devraient se partager des moyens en études acoustiques. D'importants investissements sont prévus de part et d'autre de l'Atlantique.

Sa technologie s'exporte de plus en plus loin

Même recherche de synergies dans les mécanismes de sièges. Les Alsaciens, qui se préparaient à se doter d'importants moyens d'essais, peuvent aujourd'hui s'appuyer sur les installations de Johnson Controls, et notamment un crash test, à Burscheid. Autant d'affaires que Roth Frères n'aurait pu mener de front seule. Jacques Roth en est d'ailleurs conscient. Si son entreprise s'est fait doubler par Bertrand Faure sur le dossier de la future Smart, c'est sans doute que, à l'époque, MCC la trouvait " trop petite ". Aujourd'hui, le vent commence à tourner. Déjà les Alsaciens viennent de décrocher un important marché chez Renault. Les sièges de la future Clio seront en effet, fabriqués selon le procédé Tem 10 qui permet de thermocoller une matelassure sur une coiffe en moins de dix secondes. Les sites espagnols et slovènes de Johnson offrant, pour ce contrat, un très bon complément aux usines Roth de la vallée de la Seine, la technologie alsacienne s'exporte de plus en plus loin. Projets internationaux de Johnson Controls obligent, son savoir-faire dans les pavillons équipera bientôt des usines en Australie et en Indonésie. Le poids du groupe américain semble léger, même si les responsables financiers de Johnson viennent à Strasbourg tous les mois. " Tous nos cadres sont restés en place ", assure le P-DG. Le directeur général, Jacques Lamotte, recruté par les frères Roth il y a trois ans, vient d'ailleurs d'être promu patron européen de Prince. Et pourtant, un dossier au moins reste à régler. Les 34 % de participation que Roth Frères détient dans Cesa (la filiale spécialisée dans la fabrication de composants de sièges d'Ecia) pourraient, en effet, être remis en question. Après l'entrée de Roth Frères dans Johnson Controls, Jacques Calvet, P-DG de PSA, ne voyait sans doute plus d'un très bon oeil cette coopération. Depuis le rapprochement Ecia-Bertrand Faure, les constructeurs attendent de leurs fournisseurs de sièges qu'ils clarifient leurs relations.





Vers un " module " intérieur

Depuis fin 1996, après la vente de la majeure partie de la branche emballage PET à l'allemand Schamlbach-Lubeca, Johnson Controls (55 milliards de francs de chiffre d'affaires, 70 000 personnes) a allégé sa structure. Les activités dans le domaine du contrôle et de l'automobile ne font désormais plus qu'un. L'" automotive systems group " emploie 38 000 personnes et réalise 36 milliards de francs de chiffre d'affaires. Il intervient dans les batteries, les sièges complets, les panneaux de porte, les tablettes arrière. La reprise des activités automobiles de Prince, comme l'association avec le japonais Inoa pour la fabrication de planches de bord aux Etats-Unis, ou la participation prise dans le fabricant de pavillons italien Industrialesud permettent à Johnson Controls de compléter sa stratégie d'offre globale de l'intérieur de véhicule.

USINE NOUVELLE N°2593

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