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Quotidien des Usines

Equipement de l'automobileFonderie du Bélier met tous ses fers au feuUne internationalisation rapide, des technologies de pointe, la volonté de fournir directement les constructeurs... L'entreprise girondine déborde de projets. C'est pour les financer qu'elle entre en Bourse.

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Equipement de l'automobile

Fonderie du Bélier met tous ses fers au feu

Une internationalisation rapide, des technologies de pointe, la volonté de fournir directement les constructeurs... L'entreprise girondine déborde de projets. C'est pour les financer qu'elle entre en Bourse.



Avec son entrée au second marché de la Bourse de Paris, prévue pour le 11 juin, le girondin Fonderie du Bélier devrait sortir de la confidentialité. Il compte lever 44 millions de francs, dont une trentaine par augmentation de capital. Mais ce n'est pas pour faire parler de lui que ce discret fondeur d'aluminium, qui fournit les deux tiers des étriers de frein en aluminium et 65 % des maîtres-cylindres de freins des voitures européennes, fait appel au marché. C'est parce ce qu'il doit passer à la vitesse supérieure. Et d'abord à l'international. " Nous devons accompagner nos clients en nous implantant sur les marchés porteurs que sont l'Asie, l'Inde, l'Europe de l'Est et l'Amérique latine ", explique Patrick Pineaud, le dirigeant de cette entreprise de 1 400 salariés et 508 millions de francs de chiffre d'affaires. Déjà présent en Chine, en Hongrie, en Italie, le groupe projette de s'implanter au Mexique d'ici au milieu de l'année prochaine par le biais d'un joint-venture. Devrait suivre une implantation au Brésil.

15 millions de francs investis par an

Cette internationalisation a démarré en 1994. Cette année-là, Volkswagen et General Motors s'installent en Hongrie. Et la PMI de Vérac (Gironde), un village au beau milieu des vignes, n'hésite pas à créer un joint-venture avec une société d'Etat hongroise, à Ajka, à 150 kilomètres de Budapest, et à investir 15 millions de francs par an dans cette usine. " L'outil industriel était de type soviétique, et nous avons perdu de l'argent les deux premières années ", expose Patrice Roche, directeur financier du groupe. Mais les efforts paient. Le site, qui employait 400 salariés en 1994, est passé à 621 salariés. Et sa production a atteint 5,1 millions de tonnes en 1998 - soit 35 % des volumes produits par le groupe -, contre 4,1 millions de tonnes en 1997. Les coûts de main-d'oeuvre y sont trois fois moins élevés qu'en France, et des gains de productivité de 35 % sont attendus sur le site.

Par souci de rationalisation, Fonderie du Bélier a transféré sur son site hongrois la technologie dite de gravité, dédiée aux grosses pièces de freinage en grande série, maîtrisée par son usine girondine. C'est aussi à partir de la Hongrie qu'elle expérimente sa stratégie de diversification. Pour ne pas rester dépendante des équipementiers, elle travaille en effet, depuis mi-1997, directement avec les constructeurs. L'unité d'Ajka produit des collecteurs livrés usinés directement sur les lignes d'assemblage de Renault et des supports de moteur pour Peugeot. Bélier Hongrie va aussi fournir à Audi des carters différentiels destinés à tous les modèles Quatro Audi. La firme mise aussi sur les parts de marché que prend régulièrement l'aluminium. Une voiture d'un poids de 1 tonne comporte aujourd'hui 75 kilos d'aluminium. En 2005, elle devrait en contenir 120 à 150 kilos. C'est pourquoi Patrick Pineaud a mis un coup d'accélérateur sur la recherche-développement. L'entreprise a ainsi investi 27 millions de francs sur son site de Vérac pour mettre en oeuvre le thixoformage, une technologie utilisant la rhéologie des métaux à l'état semi-solide et qui produit des pièces dotées de hautes caractéristiques mécaniques, pratiquement prêtes à l'emploi. Déjà des galeries de toit pour les 4 x 4 Mercedes sont fabriquées selon cette technique. Cette dernière ne représente que 1 % du chiffre d'affaires, mais elle devrait atteindre 5 % en 2000. Avec un constructeur d'automobiles et Pechiney, Fonderie du Bélier travaille sur une caractérisation de la matière issue du thixoformage. D'ici à deux ans, des pièces pourraient être fabriquées pour les bras de suspension. De même, avec un équipementier, des prototypes de supports de moteur en thixoformage sont à l'étude.

Les projets ne manquent donc pas. Reste, pour Patrick Pineaud - un passionné de métallurgie d'une extrême discrétion -, à " acquérir les réflexes d'un grand industriel ", estime Gérard Gras, de la société Finact, le conseil en communication financière, pour cette introduction. Un autre pari.



Tout près des clients

En 1998, Fonderie du Bélier a investi 60 millions de francs en Italie, dans la région de Manfrédonnia, dans une fonderie ultra-automatisée. L'usine se trouve à 100 kilomètres de Bosch Bari et de Magnetti Marelli et à 50 kilomètres de Fiat. La production vient de démarrer, et, en 2000, 115 personnes devraient produire 2 600 tonnes d'aluminium. Au nord de la Chine, l'usine Bélier de Dalian participe à l'électrification des chemins de fer. Tout en se mettant dans les starting-blocks pour saisir les opportunités du marché de l'automobile chinois. Des équipementiers comme Lucas, Valeo, Bosch sont déjà présents.

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