EPR, tomber pour mieux se relever

Areva affirme que les déboires sur les EPR français et finlandais apporteront des garanties sur les coûts et les délais pour les prochains contrats. Le Français envisage toujours de vendre 10 unités d’ici à 2016.

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EPR, tomber pour mieux se relever

Le 3 décembre dernier, EDF annonce un renchérissement de 2,5 milliards d’euros de son réacteur en construction à Flamanville (Manche). Le montant final atteindra 8,5 milliards d’euros. Une semaine plus tard, c’est au tour d’Areva de prendre la main sur le sujet pour défendre son réacteur.

Luc Oursel, le président du directoire d’Areva, annonce tout de go que le réacteur en construction en Finlande, sous la maitrise d’œuvre d’Areva, coûtera le même prix que le modèle en Normandie. Areva a d’ailleurs provisionné 3,2 milliards d’euros.

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Fort de cette annonce, Luc Oursel et son directeur général délégué Philippe Knoche, se sont livrés à un difficile numéro d’équilibriste pour expliquer en quoi ces déboires des "têtes de série" seront un avantage au final.

"Les difficultés que nous avons rencontrées, et que nous ne cachons pas, nous en avons tiré les leçons. Nous apportons une certaine garantie en matière de délais et en matière de construction" explique le président d’Areva.

Objectif EPR

Lancés respectivement en 2005 et 2007, les chantiers des EPR finlandais et français démarreront avec peu ou pas d’avance sur les deux réacteurs en construction en Chine depuis 2009. Concrètement, les réacteurs européens auront nécessité plus de 90 mois de travaux, quand il ne faudra que 50 mois pour les EPR chinois.

"Contrairement à ce que disaient des concurrents malintentionnés, l’EPR est constructible", s’exclame Philippe Knoche. Il ajoute qu’à Taishan (Chine), "on mesure concrètement ce que nous avons enduré en Finlande et ce que cela peut apporter pour les projets suivants". Et les projets ne manquent pas ! Areva maintient son objectif de vendre 10 EPR d’ici 2016.

Il est déjà en négociations de gré à gré dans 3 pays pour 6 réacteurs : en Chine, en Inde et au Royaume-Uni (via EDF). Pour les 4 manquants, il faudra sortir gagnant des futurs appels d’offres en Finlande et en République Tchèque, ou bien se placer sur ceux qui suivront en Pologne, en Arabie Saoudite, en Afrique du sud…

Aujourd’hui, Areva enregistre une bonne nouvelle dans ce domaine. Ce 13 décembre, la conception de l’EPR a été validée au Royaume-Uni. Il s’agit de la dernière étape avant d’obtenir une autorisation de construction. EDF a prévu de construire deux réacteurs sur le site de Hinkley Point.

Ludovic Dupin

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