EPR Flamanville : la CGT ira au tribunal pour l’un des deux accidents mortels

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EPR Flamanville : la CGT ira au tribunal pour l’un des deux accidents mortels

L’EPR (réacteur nucléaire de troisième génération) de Flamanville dans la Manche est l'un des tout premiers en construction par EDF, mais le chantier accuse un retard d'au minimum deux ans. Le 11 juin, un salarié de 32 ans de la société Endel (filiale de GDF-Suez) est décédé sur le chantier, après la mort, le 24 janvier, d'un autre salarié de 37 ans de la société Normétal. Une enquête de flagrance pour « homicide involontaire » a été ouverte dans le 1er cas par le procureur de la République, Eric Bouillard, de Cherbourg.

Aujourd’hui l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dénonce une « démarche intentionnelle » de non-déclaration d'accidents du travail sur le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche), notamment de la part de Bouygues, dans un procès-verbal révélé ce jour par L’Humanité.

Déjà, en avril, l'ASN avait indiqué enquêter sur une sous-déclaration des accidents du travail sur le chantier, qui pourrait être de l'ordre d'un accident sur quatre. Dans un PV daté du 6 juin, le gendarme du nucléaire recense 112 accidents de travail survenus en 2010 sur le chantier de l'EPR, dont 38 accidents « à déclarer n'ayant pas fait l'objet d'une déclaration ».

Réactions de Jack Tord, coordinateur des syndicats CGT Grands Chantiers, en mission sur l’EPR de Flamanville (Manche), qui rejette la responsabilité sur le donneur d’ordres :

« Durant le chantier de génie civil, un salarié intervenant est mort. Aujourd’hui, alors que le chantier électromécanique débute, il y a déjà un décès de salarié en activité sur ce chantier. Sans compter les multiples accidents du travail dont l’Autorité de Sûreté Nationale vient de démontrer qu’ils n’étaient pas tous déclarés, notamment par Bouygues ou encore par certains de ses sous-traitants, comme le groupe roumain Elco.
On ne peut pas continuer comme cela ! EDF, maître d’ouvrage, doit jouer son rôle sur le plan social et ne plus laisser, par laxisme, le constructeur Bouygues manipuler les règles de sécurité comme l’enquête en cours pour le premier décès devrait le démontrer.
Des conditions de sécurité qui ont valu au responsable contrôle-sécurité de Bouygues d’être licencié lorsqu’il a voulu faire appliquer son droit de retrait en raison de ces mêmes conditions sur lesquelles il a alerté sa direction. Nous nous porterons d’ailleurs partie civile lorsque l’enquête sur le premier accident mortel sera close et que ce dossier sera présenté devant le tribunal. Pour le second décès, nous attendons les conclusions de l’enquête ».

Avec l’AFP






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