EPR finlandais : les déboires s'accumulent !

L'autorité de sûreté nucléaire finlandaise a ordonné la suspension des travaux de soudure du circuit primaire qui équipera la centrale nucléaire d'Olkiluoto, vitrine du nouveau réacteur EPR d'Areva.

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EPR finlandais : les déboires s'accumulent !
Mardi 12 mai, l'autorité de sureté finlandaise (Stuk) a ordonné la suspension des travaux de soudure sur la tuyauterie du circuit primaire qui équipera la centrale nucléaire d'Olkiluoto (OL3), vitrine du nouveau réacteur EPR d'Areva, actuellement en construction.

Elle a en effet observé des microfissures sur plusieurs segments de tuyaux, des pièces très sensibles puisqu'elles relient le réacteur aux générateurs de vapeur et au système de refroidissement. Areva doit maintenant produire à la Stuk des documents décrivant la manière dont le problème sera résolu, comme il l'avait déjà fait précédemment lorsque l'autorité de sureté demandé des précisions sur le système de contrôle-commande du réacteur.
Les pièces de chaudronnerie incriminées sont forgées et assemblées en France, chez un sous-traitant dont Areva souhaite taire le nom mais qui, en tout état de cause, n'est pas le site de Creusot Forge (Saône-et-Loire). Comme la décision de l'autorité de sûreté ne porte que sur la suspension de ces soudures, le chantier d'Olkiluoto lui-même, actuellement en phase de génie civil, n'est pas perturbé. TVO, la compagnie d'électricité finlandaise qui a commandé l'ouvrage à Areva, a publié un communiqué en ce sens.

« Mais si le problème venait à durer, nous ne serions plus en mesure de livrer le chantier et nous prendrions du retard », commente-t-on chez Areva, où on se sait attendu au tournant à cause de multiples reports dans le calendrier des travaux. De plus, c'est la deuxième fois que des microfissures sont observées sur la tuyauterie du circuit primaire. Une première campagne d'inspection avait montré des fractures de 1 à 2 mm de long et 1,8 mm de profondeur sur une section de 190 mm.

Les ONG, Greenpeace en tête, se sont engouffrées dans la brèche pour réclamer l'annulation du permis de construire de la centrale, censée préfigurer le renouveau du nucléaire sur la planète. Ainsi, en France, un EPR est en construction à Flamanville (Manche). Le chantier, censé s'achever en 2012, a lui aussi connu des défaillances techniques, cette fois au niveau de la qualité des bétons. Il y a quelques jours, l'Autorité de sureté nucléaire a considéré que l'incident était clos.

Guillaume Maincent


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