EPR en Grande-Bretagne : tous les obstacles administratifs levés

Avec l’autorisation administrative finale de construction d’EPR en Grande-Bretagne, EDF n’a plus qu’à s’entendre avec le gouvernement sur les tarifs de rachat de l’électricité.

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EPR en Grande-Bretagne : tous les obstacles administratifs levés

Ce mardi 19 mars, le secrétaire britannique à l’Energie a annoncé, devant le parlement, l’autorisation finale de construction d’une centrale nucléaire d’EDF à Hinkley Point dans le sud-ouest du pays. Comme attendu, l’électricien français a maintenant tous les feux administratifs au vert pour ériger deux EPR de 1600 MW. Pour autant, l’affaire n’est pas encore tout à fait conclue.

EDF et le gouvernement sont en discussion sur les conditions de rachat de l’électricité. Ces négociations sont à couteaux tirés. Mi-février, le PDG d’EDF Henri Proglio rappelait qu’il s’agissait d’un enjeu financier majeur pour son groupe : "Nous n’irons pas sans garantie formelle de rentabilité de nos investissements." La signature d’un accord est censée intervenir d’ici la fin du premier trimestre, dans quelques jours… si l’industriel et le gouvernement s’entendent sur un prix. EDF devra alors finaliser ses coopérations financières sur ce projet estimé à 14 milliards de livres (16 milliards d’euros). Après le désengagement de groupes européens, EDF s’est tourné, entre autres, vers des groupes chinois.

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EDF a un second projet nucléaire en Angleterre avec la construction de deux EPR à Sizewell C, dans l’Est. Ces quatre réacteurs potentiels sont un enjeu majeur pour le fournisseur de la technologie, Areva. Le groupe de Luc Oursel s’est engagé à vendre 10 unités d’ici à 2016. Mais les nouvelles commandes tardent à venir. Aujourd’hui, quatre EPR sont en construction dans le monde. Les deux chantiers chinois, démarrés en 2009, seront achevés en 2014 et 2015 dans le calendrier et le budget prévus. Le réacteur finlandais, lancé en 2005, et le français, initié en 2007, ne seront livrés qu’en 2016 avec un surcoût d’environ 2,5 milliards d’euros chacun.

Ludovic Dupin

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