EPR en Grande-Bretagne, Alcatel-Lucent, industrie automobile en Espagne... : la revue de presse de l'Industrie

Sylvain Arnulf

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La vente de deux EPR à la Grande Bretagne, les doutes de Free sur l'appel au patriotisme économique pour sauver Alcatel-Lucent, la bonne santé de l'industrie automobile espagnole, la mise en place d'un nouveau Conseil dédié aux relations écoles-entreprises... ce sont quelques-uns des sujets qui font l'actualité ce matin.

L'EPR d'EDF en Grande-Bretagne : le retour du nucléaire ?


Deux réacteurs EPR seront construits en Grande-Bretagne par EDF, en partenariat avec un groupe chinois. L'information, qui a fuité le 17 octobre, sera officialisée le lundi 24 octobre. La décision, qui fait la Une des Echos, marque un retour en force de l'atome outre-Manche. "Alors que plusieurs pays, dont l'Allemagne, ont fait marche arrière en matière de nucléaire civil suite à l'accident de Fukushima, le Royaume-Uni s'apprête, lui, à redevenir une grande nation nucléaire" constate Les Echos. Le sujet fait l'objet d'un "vaste consensus politique". C'est, par ricochets, une bonne nouvelle pour l'industrie française, souligne le quotidien économique. "Cette relance de l'atome devra aussi beaucoup à une coopération avec l'industrie française qui va rapprocher les deux pays tout autant que le traité de Lancaster House dans la défense. Ce sont en effet des entreprises françaises qui seront aux manettes pour la première centrale de nouvelle génération"

Alcatel-Lucent : Free ne jouera pas la carte du patriotisme


La Tribune rapporte les propos de Maxime Lombardini, directeur général de Free, lors d'un colloque organisé par l'Arcep. Interrogé sur l'appel au patriotisme économique lancé par Arnaud Montebourg pour sauver Alcatel-Lucent, le représentant du quatrième opérateur mobile n'a pas mâché ses mots. Il a fait valoir que "Free est le seul des quatre opérateurs mobiles à ne pas être client d'un équipementier chinois, à la demande du gouvernement précédent et de l'actuel. Les équipements des chinois ne sont pas les plus chers mais sont parmi les plus performants", a-t-il expliqué.
Selon le quotidien économique en ligne, Maxime Lombardini garderait en travers de la gorge une tribune anti-Free publiée par Michel Combes, actuel PDG d'Alcatel, alors qu'il était dirigeant de Vodafone. "Quand j'entends Michel Combes et sa critique en règle contre le quatrième opérateur et la concurrence, cela ne me donne pas spécialement envie de lui mettre des contrats dans les mains" a-t-il déclaré.

L'Espagne, nouvel eldorado de l'auto
L'Espagne s'appuie sur son industrie automobile pour redresser son économie en crise. Le site internet de l'Expansion consacre un article au phénomène, alors que le pays vient de prolonger sa prime à la casse pour soutenir le secteur. Malgré le marasme du marché intérieur, le pays est devenu le deuxième producteur de voitures en Europe devant la France grâce aux 17 usines des 9 fabricants qu'il héberge. "Avec sa meilleure compétitivité, ses salaires plus faibles et un moindre effort en recherche et développement, il est raisonnable de penser que l'Espagne va devenir le centre essentiel de production de produits industriels milieu de gamme de l'Europe" juge l'analyste Patrick Artus de Natixis, cité par l'Expansion. Le secteur, qui emploie 250 000 personnes, a créé plus de 2400 postes au premier semestre. Les syndicats ont été contraints d'accepter de nouveaux accords de travail alliant modération salariale et flexibilité.

Ecole et entreprise vont-elles enfin se comprendre ?
Le gouvernement planche sur les relations entre l'école et les entreprises. Le Conseil national éducation économie (CNEE) est mis en place ce matin pour renforcer les liens entre deux mondes qui ont du mal à se comprendre. Il comptera dans ses rangs des enseignants, chefs d'entreprises, groupements d'employeurs, syndicats et salariés. Vincent Peillon a accordé une interview à Direct Matin sur le sujet. Pour le ministre de l'Education, "les collégiens d’aujourd’hui entreront sur le marché du travail dans la prochaine décennie. Nous ne devons pas les former aux métiers d’hier, mais à ceux de demain. Nous devons être capables d’anticiper les évolutions, sur le numérique, le développement durable... Ce rôle, nouveau, de prospection, c’est celui du CNEE commente-t-il. "Il s’agit d’avoir des formations professionnelles adaptées aux besoins de chaque territoire.  Cela nous permettra de ne pas prendre de retard face aux mutations économiques et d’avoir suffisamment de jeunes formés pour les nouveaux métiers".

Sylvain Arnulf

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