Quotidien des Usines

EPR du CNPE de Penly : le préfet mobilise !

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Investissement

Devant un parterre d'élus et de chefs d'entreprises, le préfet de Haute-Normandie, Rémi Caron, a précisé le 15 mai en fin d'après-midi les contours du projet de construction du second réacteur nucléaire français à eau pressurisée (ou EPR) sur le site EDF du CNPE de Penly en Seine-Maritime.

Objectif de cette réunion à Offranville, non loin de Penly : mobiliser les entreprises et les élus pour anticiper les besoins en hommes, en formations et en technologies pour la construction de cet EPR, en présentant une feuille de route datée.

Le début de la construction « premier béton du réacteur » est prévu pour 2012, pour une mise en service en 2017. D'ici à trois ans, deux étapes auront dû être franchies, la phase administrative et le pré-chantier.

Pour la première, la commission nationale du débat public va être saisie dans les prochains jours afin que soit ouvert le débat public à la fin duquel le projet de construction pourra être confirmé, c'est-à-dire d'ici environ 18 mois, « le temps usuel pour une telle concertation ».

Cette dernière sera suivie d'une demande d'autorisation de création de l'installation nucléaire Penly 3 devant aboutir à un décret du premier ministre. Cette signature sera suivie en 2 011 d'une enquête publique devant déboucher en 2012 sur la signature du décret d'autorisation de création du réacteur Penly 3.

Côté chantier, les travaux préparatoires, l'aménagement de la plate-forme, débuteront en 2011 pour 15 mois. Puis viendront après le premier béton fin 2012, la construction des bâtiments et le travail de génie civil avec entre 2014 et 2016, le montage des matériels, et entre 2016 et 2017 la phase d'essais de Penly 3.

D'un coût estimé à 4 milliards d'euros, le nouvel EPR, réalisé par EDF dans le cadre d'une société de projet intégrant également GDF-Suez et Total notamment, disposera d'une puissance électrique de 1 650 MW, d'un temps de disponibilité (ou fonctionnement) annuelle supérieure à 90% et d'une durée de vie de 60 ans.

En ce qui concerne les retombées économiques, le préfet a précisé que ce chantier générera 150 contrats principaux, dont nombre d'entre eux s'adresseront à la sous-traitance locale « forte d'un savoir-faire né de la construction précédente des centrales de Penly, qui accueille déjà deux réacteurs, et de la centrale voisine de Paluel ».

Les partenaires économiques locaux, collectivités, organisations professionnelles, centre de formation etc. devront préparer avec le Pôle Emploi l'accompagnement de ces entreprises pour qu'elles puissent se positionner sur ces marchés.

Au plus fort de son activité, le chantier mobilisera près de 2 500 salariés. Cependant que le fonctionnement de l'EPR s'accompagnera de la création de 300 emplois directs permanents, salariés d'EDF et d'entreprises externes, et la création d'une centaine d'emplois induits dans les commerces, restauration, services et petites industries.

Par ailleurs, EDF s'est engagé avec les pouvoirs publics à mettre en place un dispositif d'accompagnement économique local pour gérer au mieux les différents paramètres induits par cet investissement jusqu'à l'après-chantier.

De notre correspondant en Normandie, Patrick Bottois

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