EPR de Flamanville : après la cuve, les soupapes de sécurité sont mises en cause

Selon un rapport de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) que s'est procuré Mediapart, les soupapes de sécurité de l'EPR de Flamanville, éléments servant au contrôle de la pression du réacteur, ne fonctionneraient pas correctement. 

Partager

EPR de Flamanville : après la cuve, les soupapes de sécurité sont mises en cause

Selon nos confrères de Mediapart, Areva et l'EPR de Flamanville souffriraient de nouveaux écueils. Le journal s’est procuré un rapport confidentiel de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) qui révèle "de nouveaux et graves dysfonctionnements de pièces très sensibles de l’EPR" . En cause cette fois-ci : les soupapes de sécurité, éléments servant à dépressuriser le réacteur.

Cette information porte un nouveau coup au chantier de l'EPR de Flamanville, qui affiche déjà 5 ans de retard et un surcoût de 3 milliards d’euros. Il y a quelques semaines, l’ASN (Autorité de sureté nucléaire) avait déjà alerté d'une anomalie dans la résistance de l'acier sur le fond et le couvercle de la cuve. La résistance de cette dernière atteindra 38 joules, quand la réglementation en vigueur impose d'atteindre 60 joules. L'ASN doit se prononcer prochainement sur l'avenir de cette cuve.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

un comportement aléatoire des soupapes

Mediapart explique que dans ce rapport de près de 80 pages, non rendu public et datant de février 2015 : l’IRNS "relève des anomalies dans les équipements de contrôle de la pression du réacteur : les soupapes de sûreté." Selon le journal : "les pilotes censés déclencher ces soupapes ne fonctionnent pas. Pire, ils fuient fréquemment, provoquant un comportement aléatoire et incontrôlable des soupapes" de modèle dit "Sempell".

Médiapart reprend également la "longue" liste des dysfonctionnements établie par l'IRSN : "risques de fuites de fluide primaire", servant à refroidir le réacteur, "échec à l’ouverture observé", "échec à la fermeture observé". Des défaillances qui peuvent avoir des "conséquences graves", indique l'institut.

Anne-Katell Mousset

Partager

PARCOURIR LE DOSSIER
A LIRE AUSSI
NEWSLETTER Energie
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

Trophée

TROPHÉES DES USINES 2021

100% digital , live et replay - 27 mai 2021

Gestion industrielle et Production

Déposez votre dossier avant le 26 février pour concourir aux trophées des usines 2021

Conférence

MATINÉE INDUSTRIE DU FUTUR

100% digital , live et replay - 27 mai 2021

Gestion industrielle et Production

Comment rebondir après la crise 2020 et créer des opportunités pour vos usines

Formation

Espace de travail et bien-être des salariés

Paris - 01 juin 2021

Services Généraux

Optimiser l’aménagement du bureau

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS