Quotidien des Usines

Epilogue pour Arfeo-Buroform et ses 220 salariés

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Arfeo-Buroform, une vieille entreprise spécialisée dans le meuble de bureau, n'a pas trouvé de repreneur. Les 220 salariés des usines de Château-Gontier (Mayenne) et de Valdivienne (Vienne) perdent leur emploi.

Epilogue pour Arfeo-Buroform et ses 220 salariés © Arféo

C'est l'épilogue pour Arfeo-Buroform. Le fabricant de meubles de bureau, placé en liquidation judiciaire le 17 décembre 2014, n'a pas trouvé de repreneurs. Les candidats à la reprise avaient jusqu'au 8 janvier pour formuler leur offre mais aucun ne s'est présenté. L'entreprise coopérative employait 220 salariés dont près de 125 à Aze/Château-Gontier, site spécialisé dans les meubles en métal, et 95 à Valdivienne (Vienne), travaillant le bois.

Après un dépôt de bilan en octobre 2012, Arfeo-Buroform avait été reprise en Scop en janvier 2013. En dépit d'un bon démarrage, la coopérative n'a pas atteint le chiffre d'affaires escompté. Celui-ci avoisinait les 20 millions d'euros en 2014 mais le business plan, lors de la reprise, prévoyait un chiffre d'affaires nettement supérieur, la société étant dimensionnée pour un niveau d'activités d'environ 35 millions d'euros. Il s'en est suivi une perte nette de plusieurs millions d'euros.

Une Scop emblématique

Selon des observateurs du dossier, la société a, dans ce contexte difficile, souffert d'une organisation insuffisamment unifiée entre les deux sites, lesquels ont conservé des organisations distinctes sur le plan commercial, informatique et des bureaux d'études notamment.

La constitution de cette Scop fut un dossier emblématique. Les quelques 170 salariés-actionnaires avaient réuni un capital d'1,3 million d'euros. Ils avaient notamment bénéficié de prêts d'honneur de diverses collectivités et l'apport personnel de chacun avait été doublé par le conseil régional des Pays de la Loire.

Deux "entités" envisagent la reprise d'actifs d'Arféo-Buroform après liquidation, selon l'ex-PDG de l'entreprise, Michel Moinet, qui examine la possibilité de s'associer à l'un d'eux, "si cela est possible au plan juridique".

Emmanuel Guimard
 

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