Eon France contraint de suspendre son plan de suppression de 215 postes

Saisi par les élus du personnel d’Eon France, le tribunal de grande instance de Paris a suspendu le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) prévoyant la suppression de 215 postes sur 885.

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Eon France contraint de suspendre son plan de suppression de 215 postes

Le feuilleton Snet, la filiale d’Eon France, a débuté en septembre dernier lorsque le groupe a annoncé un projet de réorganisation de ses activités de production d’électricité à partir du charbon pour sa filiale française. Il prévoit un plan de départs volontaires affectant 215 postes sur l'ensemble de ses sites (885 salariés). En mars dernier, les élus du personnel ont saisi la justice jugeant que la direction n'avait pas respecté ses obligations et avaient demandé au tribunal d'annuler le plan de sauvegarde de l'emploi.

Le tribunal de grande instance de Paris s’est prononcé, mardi 4 juin, et a ordonné la suspension du PSE de la Snet. "La direction doit revoir sa copie. Le juge considère que le processus d'information-consultation n'est pas achevé. Il interdit de mettre en œuvre son projet de réorganisation tant que la procédure de consultation n'est pas achevée", a affirmé à l'AFP Me Vincent Mallevays, avocat du Comité central d'entreprise (CCE).

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Les délégués CGT et FO de la Snet estiment que le plan a été annulé. Mais les syndicats n'ont pour le moment pas pu prendre connaissance du délibéré. Il sera seulement disponible officiellement ce mercredi 5 juin. Du côté de la direction d’Eon France, interrogée par l’AFP, on considère que "le plan n'est pas annulé, mais considéré comme inachevé". "Le juge demande de conduire une troisième réunion du CCE sur le sujet. On doit compléter notre procédure, donc le plan est suspendu tant que nous n'avons pas conduit ces informations complémentaires", a expliqué un porte-parole de la direction.

La filiale française du numéro un allemand de l'énergie entend fermer la centrale d'Hornaing (Nord) en 2013 (86 emplois), celle de Lucy à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) en 2014 (67 emplois). En outre, 42 postes seront supprimés à la centrale Emile-Huchet à Saint-Avold (Moselle) et 20 à Gardanne (Bouches-du-Rhône).

Astrid Gouzik

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