Eoliennes en mer : l’appel d’offres officialisé

L'ouverture d'un appel d'offres pour la construction d'éoliennes au large des côtes françaises a été confirmé ce mardi, à Saint-Nazaire, par Nicolas Sarkozy. La capacité prévue est de 3.000 mégawatts, pour un investissement de l'ordre de 10 milliards d'euros.

Partager

Eoliennes en mer : l’appel d’offres officialisé

Quand ?

L’ouverture de l’appel d’offres est prévu «au deuxième trimestre 2011». Les candidats retenus pour cette première tranche de l'appel d'offres seront sélectionnés en 2012, a ajouté le président de la République, lors d'un discours prononcé sur le futur porte-hélicoptères de la Marine nationale Dixmude, actuellement en cours de construction aux chantiers navals STX.

Où ?

L’ appel d'offres porte sur cinq zones de développement de ce type d'énergie, situées sur la façade Atlantique et la Manche. La ministre de l’Environnement, interrogée à l'Assemblée nationale, a confirmé les noms des cinq sites retenus. Ces cinq sites, qui devraient accueillir 600 éoliennes en service d'ici 2015, seront être localisés au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le Tréport (Seine-Maritime), Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados) et Saint-Brieuc.

Les «anti» devraient néanmoins se trouver réconfortés. Nicolas Sarkozy a en effet brièvement évoqué les « petites polémiques » suscitées dans certaines régions par l'installation de parcs éoliens. « Je dis une chose très simple, s'il faut en sélectionner d'autres, il n'y a aucun problème », a-t-il assuré en reconnaissant le droit à certaines communautés de refuser leur installation.

« Je pose simplement une condition, c'est qu'il y ait une unité des élus », a souligné le chef de l'Etat. En novembre dernier, Nicolas Sarkozy avait décidé de ne pas retenir la zone au large de l'île de Noirmoutier (Vendée) pour le premier appel d'offres annoncé mardi. L'ancien président du Conseil général de Vendée, Philippe de Villiers (MPF), avait manifesté son opposition à ce projet, mais le conseil régional des Pays-de-la-Loire présidé par le socialiste Jacques Auxiette y était pourtant très favorable.

Quelle aide financière ?

L'État ne fixera pas de tarif de rachat de la même manière que pour le solaire. Ce sont les opérateurs qui devront proposer un juste montant du kilowattheure, compromis entre un seuil de rentabilité et un prix de rachat acceptable par EDF. Un industriel européen cité par Le Figaro estime que le prix du kilowattheure devrait osciller autour de 17 à 18 centimes. Avec un tel tarif, l’industriel atteindrait l’équilibre financier au bout de 10 ans.

M. Sarkozy a indiqué qu'en outre, une enveloppe de 100 millions d'euros serait débloquée pour « accompagner le développement de cette filière », qui devrait, selon lui, permettre la création de «10.000 emplois ».Que recoupe en réalité cette enveloppe ? « Selon toute vraisemblance, il s'agit de l'appel à manifestation d'intérêt» que s'apprête à lancer l'Ademe, indique Jean-Philippe Roudil, délégué général du syndicat des énergies renouvelables (SER). Cet AMI s'inscrit dans le cadre du fonds démonstrateurs de recheche de l'Ademe, financé par les investissements d'avenir du grand emprunt.

Ce qu’ils en disent

Lors de son discours, le chef de l'Etat a incité les chantiers navals STX à « se positionner » sur ce marché des éoliennes off-shore, soulignant ses compétences en matière de « navires d'installation d'éoliennes », de « structures » ou de « grands composants métalliques ».

La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a pour sa part estimé que le lancement constitue « une victoire sur les climato-sceptiques et les grenello-sceptiques ». « Nous serons très vigilants pour que le cahier des charges intègre de bons critères, des critères qui permettent de faire émerger une filière industrielle en France. La France a tous les atouts pour être le leader mondial de l'énergie éolienne offshore », a-t-elle ajouté.

Les pêcheurs, quant à eux, « ne sont pas opposés à l'éolien en mer, à condition qu'ils soient associés le plus en amont possible à son développement et que la compatibilité avec les activités de pêche soit assurée, dans la mesure du possible », indique un communiqué. Une prise de position publiée mardi par le CNPMEM (Comité national des pêches maritimes et des élevages marins), qui représente ce secteur professionnel.
















ANA LUTZKY

Partager

NEWSLETTER Energie
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

Trophée

TROPHÉES DES USINES 2021

100% digital , live et replay - 27 mai 2021

Gestion industrielle et Production

Déposez votre dossier avant le 26 février pour concourir aux trophées des usines 2021

Conférence

MATINÉE INDUSTRIE DU FUTUR

100% digital , live et replay - 27 mai 2021

Gestion industrielle et Production

Comment rebondir après la crise 2020 et créer des opportunités pour vos usines

Formation

Espace de travail et bien-être des salariés

Classe virtuelle - 01 juin 2021

Services Généraux

Optimiser l’aménagement du bureau

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS