Eolien offshore: "Alstom Power compte être leader sur ce marché"

Alstom inaugurait ce jeudi à Massy un contrôle commande de bâtiment tertiaire, capable de piloter l’électricité provenant de mini-éoliennes, de panneaux solaires et du réseau. Interview de Philippe Joubert, patron d’Alstom Power.

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Eolien offshore:

Le 7 juin 2010, Alstom a officialisé la création de sa nouvelle division, Alstom Grid. Elle est issue du rachat, pour 2,3 milliards d'euros, d'environ deux tiers d'Areva T & D. Comment cette nouvelle division s’organise-t-elle avec Alstom power ?

Cette arrivée n’est pas une nouveauté : nous avions vendu cette unité lorsque nous étions en difficulté. Alstom Grid et Alstom Power ont une offre complémentaire. La transmission suit la production d’électricité, et les offres commerciales sont proches : si EDF et RTE sont séparés, les mondes sont commercialement adjacents. D’autre part, ces mondes se suivent du point de vue des cycles de marché : la croissance du marché de la production électrique est suivie à quelques années près par la croissance du marché de la transmission. Les automatismes sont par ailleurs très proches.

Le 25 juin, vous avez inauguré aux Etats-Unis une usine de fabrication de turbines. Cela peut-il menacer les commandes de l’usine de Belfort, provenant de la Chine par exemple ?

L’usine de Chattanooga vient d’entrer dans le réseau des usines d’Alstom dans le monde. Aucune usine n’a un marché géographique dédié : le marché est plutôt défini par la taille des turbines et leurs caractéristiques. Le site de Chattanooga a d’abord vocation à fournir le secteur nucléaire. Il complète la production des usines de Belfort, de Manheim ou de Birr. Nous avions besoin d’une supply chain en zone dollar. Or il est très difficile de bâtir une supply chain sans implanter de site de production. Nous avions décidé cette implantation voici 3 ans, et le marché américain va redémarrer dans le nucléaire et le gaz, ainsi que dans la modernisation d’installations hydroélectriques ou thermiques déjà existantes.

Vous comptez par exemple sur le marché de la modernisation des turbines de barrages en France, avec la remise en jeu des licences. On parle d’une augmentation de rendement de 30% grâce aux nouvelles turbines ?

Cela dépend de l’âge de la turbine du barrage. En France, deux aspects sont à prendre en compte : l’augmentation du rendement, et la sécurité du fait que les équipements ne sont plus en état de fonctionner dans de bonnes conditions parce qu’ils ont atteint leur âge limite.

Quelles sont vos ambitions sur l’éolien offshore ?

Alstom power compte être leader sur ce marché. Notre turbine est encore en phase de tests, mais sera bientôt prête. Nous pensons que nous aurons une machine révolutionnaire en termes techniques et en volume de puissance, mais nous ne souhaitons pas communiquer sur la puissance visée pour l’instant.

Cela dit, il n’y a pas de solution miracle. Il sera nécessaire d’utiliser toutes les technologies pour satisfaire les besoins en électricité. L’éolien offshore ne sera jamais qu’une petite partie du mix énergétique à trouver. A Chattanooga, nous allons fabriquer les plus grandes turbines au monde, les turbines à vapeur nucléaire Arabelletm, d'une capacité de 1.700 mégawatts. En admettant qu’une turbine d’éolienne a une puissance de 2 ou 3 voire même 5 MW, et qu’il faut 500 m autour de chaque mât, on se rend compte qu’elle ne pourra pas satisfaire tous les besoins énergétiques.



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