ENVIRONNEMENTERMMS PROPOSE LE PLASTIQUE DÉGRADABLEPour lutter contre la prolifération des déchets plastiques, ERMMS transforme les plastiques classiques en matériaux photodégradables et biodégradables.

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ERMMS PROPOSE LE PLASTIQUE DÉGRADABLE

Pour lutter contre la prolifération des déchets plastiques, ERMMS transforme les plastiques classiques en matériaux photodégradables et biodégradables.



Créée par Michel Mezza, ERMMS (prononcer Ermes), petite société indépendante installée dans la région de Vichy (Allier), propose aux plasturgistes des plastiques photodégradables et biodégradables. Il leur suffit de commander une matière première répondant à des cahiers des charges précis, comme la qualité alimentaire ou le temps de dégradation désiré. Et, en réponse, ERMMS conçoit un plastique de qualité satisfaisante mais non polluant. A l'origine de cette innovation, un seul homme: Michel Mezza. Ingénieur en électrotechnique passionné de chimie, il collabore pendant dix ans avec le groupe Nestlé, où il côtoie de nombreux plasturgistes. L'accumulation des déchets plastiques le préoccupe, et il entame alors des recherches personnelles concernant la fragmentation des macromolécules, grâce notamment aux rayonnements. En 1991, il met au point un film polyéthylène photodégradable qui est testé, sous forme de sac plastique, par le professeur Lemaire au Centre national d'évaluation de photoprotection. Soixante jours, au maximum, suffisent pour que ce sac s'autodétruise à la lumière du jour. En 1992, Michel Mezza crée la marque MB et dépose les brevets de tous ses produits photodégradables et biodégradables. Une étude d'impact révèle l'existence d'un vaste marché pour ce type de produits, et une quarantaine de sociétés d'embouteillage, d'emballage, de plastiques jetables, etc., commandent d'ores et déjà les produits MB. La ville de Vichy est d'ailleurs la première agglomération à s'équiper, fin 1995, de sacs-poubelle photodégradables. Ce succès conduit Michel Mezza à créer ERMMS début janvier 1996 afin de fabriquer et commercialiser ses produits à grande échelle. Pour la seule année 1996, il prévoit un chiffre d'affaires de 3,5 millions de francs. Rodolphe DEBORRE



Les dessous du dégradable

ERMMS intègre aux polymères plastiques usuels (polyéthylène, polypropylène, polybutène, polyméthylpentène et polyterphtélate de butylène) des composés chimiques qui existent sur le marché, mais qu'ERMMS ne veut pas dévoiler. Ces derniers servent de charges de dégradation, soit en absorbant les ultraviolets, soit en initiant des réactions microbiologiques. Dans les deux cas, des réactions en chaîne irréversibles se mettent alors en route et conduisent les plastiques à se dégrader complètement.En faisant varier la nature et la quantité des adjuvants, on contrôle parfaitement les temps de dégradation, qui s'étalent de quelques jours à plus d'un an. Très rapide, ce procédé permet à ERMMS de préparer 100kilos de plastique dégradable en un quart d'heure.

USINE NOUVELLE N°2538

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