Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Environnement : Séché -Tredi, le divorce avant le mariage

Publié le

Les deux " perles " du traitement des déchets, n'uniront pas leurs destins. Mais celui de Tredi passe toujours par son émancipation de sa maison mère EMC.

"Le regroupement ne se fera pas. Les négociations sont achevées ", avoue Marc Londchal, le P-DG de Tredi. La filiale du groupe d'Etat EMC, spécialisée dans le traitement des déchets industriels spéciaux, ne se rapprochera finalement pas de l'entreprise indépendante mayennaise Séché, contrairement à ce que les deux sociétés avaient annoncé en mai dernier. La raison ? Après toute une série d'audits, les deux " promis " ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur leurs poids respectifs au sein du nouvel ensemble, qui aurait dû atteindre près de 1 milliard de francs de chiffre d'affaires. Et ce " malgré l'intérêt des synergies industrielles ", explique Marc Londchal. Un déséquilibre normal ! Puisque Tredi est, grosso modo, quatre fois plus " gros " que Séché. Mais, au-delà des chiffres d'affaires, les deux entreprises sont toutes deux bien conscientes de leur propre valeur. Le groupe Séché réalise un résultat net de 15 %. Première entreprise du secteur du déchet à avoir décroché la certification environnementale internationale ISO 14001, elle est aussi la seule PMI indépendante, en dehors de la Générale et de la Lyonnaise des eaux, à exploiter un centre d'enfouissement technique de classe 1 pour les déchets ultimes. De son côté, Tredi, le champion français de l'élimination du pyralène, a été convoité par les plus grands. Tout d'abord en 1989, par le leader mondial du déchet, à savoir l'américain Waste Management ; puis, deux ans plus tard, par Rhône-Poulenc.

Tredi envisage d'autres partenariats

Après ce mariage manqué, la vie continue ! " Nos capacités d'investissement sont suffisantes pour poursuivre notre développement. Et nous avons six projets d'usines sur la planche, dont trois dans les déchets industriels banals, qui devraient voir le jour à l'horizon 2002 ", explique Marc Londchal. " Dans deux ans, nous friserons le milliard de francs de chiffre d'affaires avec nos propres développements en France et à l'étranger. Mais nous étudions d'autres partenariats, comme, par exemple, celui avec AFE Métal pour le traitement des déchets riches en métaux ", poursuit-il. De toute façon, le destin de Tredi est de s'éloigner de sa société mère EMC, plus occupée à éponger le déficit chronique des Mines de Potasse d'Alsace qu'à participer au développement de ses filiales industrielles. A terme, la société pourrait être cotée sur le second marché. Une préoccupation qui rejoint finalement celle du groupe Séché, qui semble plus avancé dans la démarche.



USINE NOUVELLE N°2615

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle