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L'Usine Agro

"Seuls les vétérinaires peuvent interpréter la manière dont nous travaillons", affirme la directrice marketing de Charal

Simon Chodorge ,

Publié le

Entretien L'Assemblée a adopté le 30 mai la loi Alimentation. Étiquetage, transparence, vidéosurveillance, agriculture biologique... L'Usine Nouvelle revient sur les points clés du texte avec Stéphanie Bérard-Gest, directrice marketing de Charal (groupe Bigard), spécialiste de la viande bovine.

Seuls les vétérinaires peuvent interpréter la manière dont nous travaillons, affirme la directrice marketing de Charal
Entretien avec Charal sur les points clés de la loi Alimentation.
© Charal / DR

L'Usine Nouvelle - La loi alimentation prévoit des mesures pour l'alimentation biologique. D'ici 2022, la restauration collective publique devra proposer 20% de produits issus de l'agriculture biologique. Quelle est la stratégie de Charal sur le bio ?

Stéphanie Bérard-Gest, directrice marketing de Charal - Aujourd’hui les produits bio représentent un petit peu moins de 10% de notre activité. En France, il y a une pénurie de matière disponible donc nous développons les partenariats en amont avec la filière pour pouvoir avoir de plus en plus d’éleveurs qui vont transformer leur exploitation traditionnelle en exploitation d’agriculture biologique. Cela prend du temps mais nous sommes tout de même sur une croissance de l’ordre de 15 à 20% sur ce type de produits. L’idée est de continuer à se développer pour répondre à une forte demande.

À partir de 2023, les étiquettes de certains produits alimentaires devront également renseigner le mode d'élevage des animaux (en plein air ou autres). Comment allez-vous y répondre ?

Nous avons toujours eu la volonté de donner un maximum d’informations à nos consommateurs. Nous développons un travail de fond avec le monde de l’élevage pour avoir davantage d’animaux élevés à l’herbe. Nous avons démarré le projet “Herbopack” qui va beaucoup se développer d’ici 2020. Il consiste à travailler sur des partenariats avec des éleveurs pour garantir des animaux élevés au pré toute l’année et nourris à l’herbe. Cela requiert un partenariat avec les éleveurs en amont puisqu’il faut quelques années pour que les animaux soient disponibles.

L'un des points les plus discutés de la loi Alimentation est la vidéosurveillance des abattoirs. Elle sera expérimentée pendant deux ans sur la base du volontariat. Est-ce que Charal fera partie des volontaires ?

Charal a toujours été dans une politique avant-gardiste par rapport au bien-être animal. Dès 2005, Charal a mis en place la présence de responsables “bien-être animal” dans ses abattoirs, bien avant que la réglementation ne l’exige. En 2007, tout le personnel des abattoirs a été formé au bien-être animal. Depuis 2016, nous organisons aussi des contrôles inopinés en abattoirs par un organisme indépendant et ce n’est pas imposé par la législation.

Si vidéo il devait y avoir, pour nous il faut que ce soit maîtrisé par la communauté vétérinaire. Seuls les vétérinaires peuvent interpréter le bien-être animal et la manière dont nous travaillons. Aujourd’hui, nous avons deux vétérinaires spécialisés dans le bien-être animal qui sont présents en permanence dans chacun de nos abattoirs.

 

Propos recueillis par Simon Chodorge et Cédric Soares

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