Entretien avec Constantin Stroe, président de l’Association des constructeurs d’automobiles roumains (ACAROM)

« L’activité de l’industrie automobile roumaine ne connaîtra pas de reprise avant la seconde moitié de l’année prochaine. »

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Entretien avec Constantin Stroe, président de l’Association des constructeurs d’automobiles roumains (ACAROM)

L’Usine Nouvelles : Vous participez au lancement de la première voiture fabriquée à l’usine Ford de Craiova. Que représente cet événement pour l’industrie automobile roumaine ?

Constantin Stroe : C’est une très bonne nouvelle. La présence de deux constructeurs d’automobiles réputés comme Renault et Ford, renforce le savoir-faire roumain dans ce domaine. En outre, les sous-traitants, locaux ou étrangers, disposeront de nouvelles opportunités grâce aux projets futurs de deux usines distantes d’une centaine de km, Dacia à Pitesti et Ford à Craiova.

Quelle est la situation de la sous-traitance automobile roumaine ?

Nos 142 adhérents sont évidemment affectés, à de degrés divers, par la crise. Le marché automobile roumain s’est effondré. Dacia qui pèse 34% de ce marché, n’a vendu que 25000 voitures jusqu’en septembre 2009. Heureusement, la Logan et les autres modèles de la gamme ont connu un succès soutenu à l’exportation, comme en Allemagne mais aussi en France. Il est évident que les constructeurs d’automobiles roumains devront accentuer leur présence sur les marchés étrangers, notamment dans des régions qui ont été moins touchées par la crise. Quant au marché intérieur, le gouvernement roumain a institué comme partout une prime à la casse, mais elle n’est que de 800 euros. Soit trois fois moins qu’en Allemagne. Un dispositif qui sera améliorée prochainement avec une prime à la casse augmentée à 2700 euros.

Certains signes de reprise, timides certes, sont constatés dans les pays occidentaux. Qu’en est-il en Roumanie ?

Je suis plutôt sceptique que l’activité industrielle s’améliorera avant la deuxième moitié de l’année prochaine. Dans ces conditions, de nombreux investisseurs français sont dans l’expectative. Néanmoins, les conditions qu’offrent le pays, à savoir une main d’œuvre très compétitive et un prix de l’immobilier ainsi que des terrains qui s’est effondré, mais aussi un marché régional important doivent les inciter à passer à l’acte. Mais c’est évidemment l’évolution du marché qui reste maître dans ce domaine.

Mirel Scherer

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