Entre 13 000 et 30 000 manifestants pour défendre l’emploi industriel

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A l’initiative de la CGT, avec le soutien de l’Union Sud-Solidaires, entre 13 000 (selon la police) et 30 000 manifestants (selon la CGT) ont défilé hier à Paris pour la défense de l’emploi industriel. Dans les cortèges, de la place Denfert-Rochereau à Bercy, étaient présent des salariés de Renault, Ford Blanquefort, GM Strasbourg, Michelin, Continental, Delphi, Bosch, Paulstra, Airbus, SNCF, EDF, Nexans, ArcelorMittal, Rio Tinto Alcan, dont beaucoup sont concernés par des plans sociaux d’envergure. La colère et le ras-le-bol ont dominé, avec des banderoles comme « stoppons les délocalisations », « luttons pour le plein emploi » ou « agissons pour l’emploi industriel, nos conditions de travail ».

Le secrétaire de la CGT, Bernard Thibault, a déploré la destruction de 20 000 emplois par mois dans l’industrie et la menace qui pèse sur 300 000 autres. Il a fustigé le gouvernement et le patronat qui « se refusent à changer en profondeur les logiques qui ont conduit à la crise économique et sociale. Il faut écouter enfin ce qu'ont à dire les salariés et leurs syndicats sur la politique industrielle », expliquant ainsi la participation de la CGT aux Etats généraux de l’industrie.

Tout en étant applaudie par certains manifestants, la CGT a essuyé de nombreuses critiques et sifflets, notamment de la part des « Conti ». « Une telle journée est utile, en permettant des contacts avec d'autres entreprises, mais elle est sans lendemain », a regretté Michel Picard, de Freescale (Toulouse), où 800 salariés doivent être licenciés d'ici fin 2011.

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