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[Entracte-Cinéma] Ad Astra, le blues de l'exploration spatiale

Simon Chodorge , , ,

Publié le

Il fait partie des films de science-fiction de l'année : Ad Astra est sorti en salles le 18 septembre. À travers une quête intime contemplative, James Gray dessine ce que pourrait être le futur de l'exploration spatiale.

[Entracte-Cinéma] Ad Astra, le blues de l'exploration spatiale
Dans Ad Astra, l'espèce humaine a finalement réussi à coloniser Mars.
© 20th Century Fox

À quoi ressemblera l'exploration spatiale dans un futur proche ? Brad Pitt enfile la combinaison d'astronaute pour nous guider à travers les nouveaux territoires de l'espèce humaine. Ad Astra est sorti mercredi 18 septembre dans les salles françaises. Réalisé par James Gray (La Nuit nous appartient, The Lost City of Z), le film renouvelle le genre de la science-fiction sans nous conquérir complètement.

Le synopsis en quelques mots : Brad Pitt incarne Roy McBride, un fils d'astronaute qui suit la même carrière que papa. Ce dernier est donné pour mort depuis des années, disparu aux abords de Neptune en cherchant les signes d'une vie extraterrestre. À la surprise générale, McBride père (Tommy Lee Jones) aurait survécu toutes ces années mais aurait tourné zinzin de l'espace dans sa station. McBride fils va tenter de le retrouver. Cette quête le mènera de la Terre à la Lune, puis de la Lune à Mars, avant qu'il ne suive le sillage de son père aux confins du système solaire.

Fresque spatiale

Ce voyage donne lieu à une fresque sublime de James Gray, à observer impérativement sur grand écran. Envoûtant et contemplatif, Ad Astra offre des instants de grâce : Brad Pitt parachuté du sommet d'une antenne spatiale ; ses doigts qui filent dans les nuages de poussière de Lune ; les visages nimbés de lumière sur la planète rouge...

Sans verser dans l'utopie ou le pessimisme, Ad Astra réalise aussi un exercice de prospective intéressant. La Lune a été colonisée et infestée de fast-foods tandis que les pays se disputent les ressources minières du satellite. Et, sujet principal du film, l'état psychologique des astronautes est surveillé de près.

Séance de cinéma-thérapie

Pour apprécier Ad Astra, mieux vaut être friand de ces longs plans abstraits et contemplatifs qui ont fait la gloire de Terrence Malick (La Ligne rouge, Le Nouveau monde) mais aussi ses errements métaphysiques (la période Tree of life, pas notre préférée). On hurlerait presque au cliché quand Brad Pitt se repasse les messages vidéo de son ex : comme dans n'importe quel film catastrophe américain, le protagoniste est forcément divorcé ou plaqué.

Aussi taciturne qu'un Neil Armstrong dans First Man, Roy McBride fait son complexe d'Oedipe et occupe tout l'écran, quitte à éclipser la galerie resserrée de personnages secondaires. Lors de cette séance de cinéma-thérapie, pendant deux heures, le spectateur plonge de plus en plus profond, à la fois dans l'espace et les états d'âme du protagoniste. Heureusement qu'il s'agit de Brad Pitt.

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