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Entente cordiale entre syndicats de PSA et GM

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

UAW, le principal syndicat de General Motors, a reçu la semaine dernière les représentants français pour évoquer l’Alliance entre l’Américain et PSA.

Entente cordiale entre syndicats de PSA et GM © Fotolia

Après une première rencontre européenne entre délégués allemands et français, les contacts entre syndicats de PSA et GM ont pris la semaine dernière une tournure mondiale. UAW (United Auto Workers), le principal syndicat chez General Motors, avait convié leurs homologues français à venir à Détroit (Michigan). FO, la CFDT, la CGT et la CFE-CGC avaient répondu présents. "Cette rencontre nous a permis d’intégrer le réseau d’informations syndicales de General Motors, qui devient désormais un réseau PSA-GM", explique le représentant CGT Bruno Lemerle.

Cette première rencontre a été l’occasion d’échanger sur les conséquences de l’Alliance dans chaque pays. Ainsi les Brésiliens ont évoqué la production par GM et PSA de plusieurs modèles du segment B-popular sur une plateforme commune. Mais les Américains, comme leurs collègues allemands ou français, manquent d’informations sur le contenu de l’Alliance.

Les échanges sont donc restés restreints. "Certaines interrogations sont restées sans réponse, comme par exemple, sur la stratégie de coopération de PSA avec Opel ou plutôt avec Chevrolet" laisse entendre Gabriel Artero, président de la Métallurgie CFE-CGC. Un des experts du cabinet Sécafi, chargé par le CCE d’un rapport sur le plan social de PSA et l’Alliance, faisait également partie de la délégation, à la demande de la CGT.

Pas de dumping social

Les différents représentants ont aussi échangé sur les questions de restructuration. Les Américains ont ainsi fait part de leur expérience suite à la crise de 2008. General Motors avait alors fermé une quinzaine d’usines aux Etats-Unis. Certaines ont depuis redémarré, comme le site d’Orion, à quelques dizaines de kilomètres de Détroit, qu’ont visité les représentants français.

L’ensemble des délégations syndicales ont acté une position de principe. "Il faut éviter les mises en concurrence entre les sites et refuser le dumping social", résume Bruno Lemerle. Cette ligne d’action s’annonce cependant difficile à défendre, car la concurrence existe déjà. Opel a récemment attribué la fabrication de la nouvelle Astra à ses usines polonaises et britanniques car les salariés avaient accepté une plus grande flexibilité du travail.

La prochaine rencontre entre Européens et Américains est programmée d’ici la fin de l’année, lorsque les groupes de travail mis en place par les deux constructeurs auront rendu leurs premières conclusions.

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