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Enlèvements au Niger: la polémique enfle

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Les salariés d’Areva enlevés au Niger ont subi des carences dans le système de sécurité censé les protéger. Responsables nigériens et français s’accusent mutuellement de négligence.

Enlèvements au Niger: la polémique enfle © AFP

"Ils ont mal fait leur boulot". C’est un ancien responsable de la sécurité d’Areva qui parle, il accuse les forces de sécurité nigériennes de négligence. Le colonel Gilles Denamur envisage même "que des yeux se soient fermés du côté des forces de sécurité".

Les reproches fusent dans les deux camps. Dimanche soir, un porte-parole du gouvernement nigérien a affirmé qu’Areva avait refusé que son pays prenne en charge la sécurité de ses employés, préférant louer les services d'"agents privés non armés". Cette accusation a été rejetée par un porte-parole d’Areva, "nous n'avons jamais refusé aucune aide d'aucune sorte". Il reste qu’en effet, les sept personnes enlevées l’ont été à leur domicile, et que le garde en place n’était pas armé.

Légalement, les sociétés de sécurité privées ne peuvent pas armer leurs agents dans un autre Etat souverain. Tout doit être négocié : "Il y un système qui fait l'objet d'un accord avec les autorités du Niger, qui est rapporté aux autorités françaises. Il y a un accord cadre, Areva ne fait pas ce qu'il veut", précise le porte-parole de l’industriel.

Arlit, la ville du Nord du Niger qui abrite la mine d’Uranium exploitée par Areva, appartient à l’une des régions les plus dangereuses du monde, classée en zone rouge par le quai d'Orsay. Les experts s’accordent sur le fait que la sécurité n’était pas suffisante face au niveau de dangerosité. Quelque soit le responsable, les carences sont avérées.


En France, les sociétés de sécurité sont principalement des PME

Le secteur français des sociétés de sécurité privées (SSP) reste minuscule en comparaison de ses concurrents internationaux. Le leader français Geos a réalisé 41 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009, contre 6 milliards de livres sterling pour le numéro un mondial, l’anglais G4S. Selon La Tribune, la plupart des SSP françaises emploient une dizaine de personnes au maximum. Le contexte est particulier, l’Etat français tient particulièrement à garder le monopole de la force militaire. Le gouvernement a même lancé une mission de réflexion qui pourrait aboutir à la création d’une structure de contrôle de ces sociétés.

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