Eni pourrait introduire en Bourse sa nouvelle division d'énergie renouvelable

par Stephen Jewkes, Ron Bousso et Shadia Nasralla

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Eni pourrait introduire en Bourse sa nouvelle division d'énergie renouvelable
Le groupe italien d'énergie Eni envisage de filialiser sa nouvelle division d'énergie renouvelable l'an prochain et pourrait introduire une part minoritaire de celle-ci en Bourse afin de lever des fonds nécessaires à sa transition énergétique, a déclaré à Reuters une source proche du dossier. /Photo d'archives/REUTERS/Stefano Rellandini/

LONDRES/MILAN (Reuters) - Le groupe italien d'énergie Eni envisage de filialiser sa nouvelle division d'énergie renouvelable l'an prochain et pourrait introduire une part minoritaire de celle-ci en Bourse afin de lever des fonds nécessaires à sa transition énergétique, a déclaré à Reuters une source proche du dossier.

Cette division, qui comprend la production et la vente d'énergie renouvelable aux particuliers, pourrait être valorisée environ 10 milliards d'euros, a précisé la source.

Eni a revu à la hausse le mois dernier ses objectifs en matière de climat et prévoit d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050 sur fond de pression des investisseurs pour que les entreprises réduisent leurs émissions.

Dans le cadre de sa présentation stratégique de février, Eni a dit vouloir fusionner ses activités d'énergie renouvelable et de vente aux particuliers pour en faire l'un des plus grands du secteur en Europe, ce qui permettrait à la division de doubler son bénéfice d'exploitation à 1,2 milliard d'euros en 2024.

"La nouvelle division sera opérationnelle en juin et l'option la plus probable sur la table est de la scinder et de coter 20% à 30% de son capital l'année prochaine", a déclaré la source.

Les autres options portent sur une fusion avec une entreprise existante ou une association avec des partenaires, a déclaré la source, mais elle a ajouté que ces deux pistes étaient moins probables.

D'autres groupes énergétiques en Europe, dont l'espagnol Repsol, envisagent une scission de leurs activités de renouvelables afin de lever des fonds pour réduire leur dette et financer leur retrait progressif du pétrole et du charbon.

Le plan Hercule de réorganisation d'EDF prévoit pour sa part de séparer les activités du groupe entre trois entités distinctes : un EDF "Bleu" pour le parc nucléaire et une branche "Azur" pour l'hydroélectricité - qui pourraient être intégralement renationalisées -, ainsi qu'un "EDF Vert" pour les énergies renouvelables, la distribution et la commercialisation, dont le capital serait ouvert.

Le cours de Bourse des sociétés spécialisées dans les énergies renouvelable a grimpé en flèche au cours de l'année écoulée tandis que celui des groupes pétroliers a fortement reculé sur fond de pandémie due au nouveau coronavirus et de prise de conscience des investisseurs de leur rôle dans l'objectif d'une économie décarbonée.

Une scission de la division d'Eni lui permettrait de plus que doubler sa valeur en Bourse et de lever deux à trois milliards d'euros d'obligation afin de soutenir la croissance de ses activités d'énergie renouvelables.

Sollicité, un porte-parole d'Eni a déclaré: "Comme nous l'avons dit lors de la présentation de notre stratégie, nous étudierons les options pour débloquer de la valeur en fusionnant notre activité de renouvelables et celle aux particuliers.

(Stephen Jewkes, Ron Bousso, Shadia Nasralla,Dmitry Zhdannikov et Nina Chestney; version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)

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