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L'Usine de l'Energie

Engie va ouvrir le premier parc éolien en open data

Aurélie Barbaux , , , ,

Publié le

Engie s’apprête à ouvrir les données de son parc éolien de Haute-Borne (Somme). Il sera ainsi le premier à tester l’open data dans ce secteur.

Engie va ouvrir le premier parc éolien en open data © Aurélie Barbaux

À force de rabâcher que le numérique — pardon, la "digitalisation" — est, avec la "décarbonisation" et la décentralisation, un des trois piliers de la transformation d’Engie vers les énergies renouvelables, on finit par ne plus y entendre qu’un buzz word, voire une incantation. Engie veut prouver le contraire. Il vient de dévoiler Darwin, son outil de pilotage big data centralisé maison, basé sur l’outil de supervision Wonderware de Schneider Electric et le cloud de Microsoft.

Supervision au big data 

Darwin lui permet aujourd’hui de remonter et de traiter en temps réel les données de 160 000 panneaux solaires et 717 éoliennes des 109 parcs  en France, Belgique, Italie, Allemagne, Pologne, Pays-Bas et Roumanie depuis le Centre de conduite des énergies renouvelables de Châlons en Champagne ouvert en 2010. D’ici à fin 2017, Darwin couvrira aussi les installations d’Afrique du Sud, le Royaume-Uni, le Brésil et le Canada. Ainsi que les installations de la Compagnie du Vent dont Engie est désormais l'unique actionnaire. Et en 2018, l’intégralité des parcs éoliens et solaires d’Engie dans le monde passeront au big data.

Mais Darwin n’est pas juste un outil de supervision, qui permet de détecter et de comprendre un dysfonctionnement, de repérer une intrusion, d’alerter les équipes d’exploitation et de gérer à distance la marche et l’arrêt d’une éolienne ou d’un parc… Il doit permettre aussi de développer une maintenance prédictive sur les équipements, de fournir les données temps réel aux managers du groupe sur la production, et même d’informer et de répondre aux questions des riverains ou collectivités, via de multiples interfaces (site web, API, appli pour smartphone et même chatbot) développées par une équipe interne dédiée de développeurs logiciels, développeurs Web et data scientistes.

Ouvrir les données d'un parc éolien

C’est l’un d’eux, Paul Poncet, expert data scientiste chez Engie, qui est à l’origine du projet de parc éolien open Data, qu’Engie va ouvrir en mai à Haute-Borne (Somme). "En étudiant les données de certaines éoliennes, il a identifié que des réglages par défaut entraînaient un retard dans leur orientation et faisant perdre 0,5 % de production, raconte Raphaël Genin, analyse senior innovation d’Engie. En le corrigeant, c’est près de 10 millions d’euros de gagnés sur 10 ans sur le parc." D’où l’idée d’ouvrir les données de ce parc d'éoliennes, collectées dans Darwin, à la communauté de développeurs, de fabricants, d’exploitants, de chercheurs, d’étudiants, pour voir ce qu’ils pourraient eux aussi en sortir.

"On a cherché, l’open data éolien n’existe pas, on sera les premiers, avance Raphaël Genin. Mais on va ouvrir les données progressivement pour voir comment la communauté s’en saisit." Le contrat avec la plateforme d’open data n’étant pas encore signé, Engie ne veut pas en dévoiler le nom. On sera juste qu’il s’agit de celle déjà utilisé par d’autres énergéticiens. Mais le suspens sera de courte durée ; L’ouverture du premier open data parc est prévu pour mai.

 

 

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1 commentaire

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15/09/2017 - 14h29 -

De mémoire, un accès à la production des éoliennes avait déjà été mis en œuvre il y a quelques années dans l'Aude. Je crois qu'il s'agissait d’éoliennes Nordex ? A l’époque sur un site à destination du grand public et des élus, à titre d'information ou de promotion. Je présume que la quantité de données et les outils permettant leur traitement ont beaucoup évolué, il n'en demeure pas moins que c'est l’évidence même de comparer d'un côté des données individuelles de production, de force et l'orientation du vent et de l'autre avec des mesures sur un mat commun à un parc. Ce qui serait intéressant serait de comparer les technologies la production et la longévité : entre les vieux systèmes dotés de boitiers multiplicateurs de vitesse (en général à 1500 trs/mn) et les « attaque directe » comportant un nombre important de pôles. Autre intérêt de la diffusion d'informations, avec le développement du financement participatif Crowdfunding.
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