Engie autorisé à redémarrer deux réacteurs nucléaires en Belgique

Engie a enfin obtenu l'autorisation de redémarrer les réacteurs belges Doel 3 et Tihange 2. Ils avaient été mis à l'arrêt en mars 2014 après la découvertes de fissures dans la cuve des réacteurs.

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Soulagement pour Engie (ex GDF Suez) ! L’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) belge vient d’autoriser le redémarrage en toute sûreté des centrales nucléaires de Doel 3 et Tihange 2, a annoncé le groupe dans un communiqué.

En mai dernier, Engie avait revu à la baisse ses prévisions pour 2015 afin de tenir compte de l'indisponibilité plus longue que prévu de deux de ses réacteurs nucléaires en Belgique. Electrabel, la filiale de l'énergéticien français, avait auparavant annoncé que ces deux réacteurs, qui devaient redémarrer le 1er juillet, seraient indisponibles jusqu'au 1er novembre 2015.

Doel 3 et Tihange 2 ont été mis à l'arrêt en mars 2014 suite à la découverte de microfissures sur la cuve des réacteurs, en 2012. En février 2015, de nouvelles analyses conduites par Electrabel révèlent l'existence de fissures encore plus nombreuses que lors des mesures de 2012.

"Marges de sécurité importantes"

Mais ce n'est qu'un mauvais souvenir pour l'énergéticien. En effet, Electrabel a remis le 17 juillet dernier, après presqu’un an et demi d’analyse, la première version de ses dossiers de justification au gendarme du nucléaire belge. "Les versions finalisées ont été remises le 28 octobre 2015, qui contiennent les conclusions motivées de l’équipe multidisciplinaire composée de nombreux experts internes et d’experts externes nationaux et internationaux. Les conclusions montrent que l’intégrité structurelle de la cuve est garantie en toutes circonstances, en fonctionnement normal ou en cas d’accident", indique Engie.

Concernant les défauts décelés sur les cuves, "ils sont dus à l'hydrogène" et se sont formés lors de la phase de forgeage des cuves. "Elles sont donc présentes depuis la construction de la centrale", explique Engie.

Ces fissures n'auraient pas d'impact sur l’évolution de la ténacité de l’acier qui les entoure. "Electrabel peut dès lors conclure que l’intégrité structurelle des cuves de Doel 3 et Tihange 2 est assurée avec des marges de sécurité importantes. Electrabel estime sur cette base que les réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 peuvent être redémarrés en toute sûreté", conclut Engie.

Astrid Gouzik

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