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Energy Pool réalise un beau coup en effaçant cinq mégawatts au Japon

Manuel Moragues , , , ,

Publié le

Trois mois après le démarrage de son démonstrateur japonais, Energy Pool a piloté depuis son centre de Chambéry l’effacement de cinq mégawatts d’électricité auprès de deux industriels nippons. Le tout sous le regard de représentants du ministère japonais de l’Economie.

Energy Pool réalise un beau coup en effaçant cinq mégawatts au Japon © D.R.

"C’est un beau coup dont nous sommes fiers", se réjouit Olivier Baud, le directeur d’Energy Pool. Mardi 18 février, à 11h du matin, la filiale de Schneider Electric a piloté depuis son centre de Chambéry (Savoie) l’effacement de cinq mégawatts de consommation d’électricité sur deux sites industriels japonais, une papeterie et une usine de laiton. "Descente de la consommation en un quart d’heure, maintien du niveau d’effacement à +/- 10% près pendant une heure, remontée en un quart d’heure… Nous avons respecté le cahier des charges", se félicite Olivier Baud. Il valait mieux : des représentants du METI, le ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, étaient venus assister à la démonstration savoyarde. Ils poursuivront leur visite par des rencontres avec les différents acteurs de l’effacement en France.

Démonstration de savoir-faire

Le METI veut développer l’effacement pour passer les pointes de consommation électrique dans un Japon extrêmement contraint par l’arrêt des réacteurs nucléaires suite à la catastrophe de Fukushima. Le "coup" d’Olivier Baud est la première réalisation du démonstrateur visant 50 MW d’effacement qu’Energy Pool a remporté fin novembre 2013 auprès du METI. Il associe l’électricien Tepco, Schneider, et la maison de commerce Sojitz. "En trois mois, nous avons réalisé un effacement supérieur aux objectifs finaux des 5 autres démonstrateurs retenus par le METI", avance le dirigeant, qui estime "avoir fait la démonstration de notre savoir-faire et de la pertinence de notre modèle".

Standard OpenADR

En trois mois, énumère Olivier Baud, il a fallu structurer l’écosystème réunissant producteurs, consommateurs, autorité de régulation et bien sûr l’aggrégateur Energy Pool ; trouver les industriels consommateurs dont les process se prêtent à l’effacement ; construire le système de contrôle-commande passant par un réseau téléphonique sécurisé et crypté.

"Le tout dans un environnement technologique - télécoms, automatismes, etc. - qui n’a rien à voir avec le nôtre", pointe le dirigeant. En outre, le METI a voulu déployer "la meilleur technologie disponible, le standard américain OpenADR qui sort tout juste des laboratoires." L’effacement du 18 février via ce protocole télécoms dédié au "demand response" représente ainsi une première tant au Japon qu’en Europe. Un autre beau coup en attendant un marché français de l’effacement qui finira bien par démarrer.

Manuel Moragues

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