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L'Usine de l'Energie

Energy Observer, le premier bateau autonome en énergie, mis à l'eau

Léna Corot

Publié le , mis à jour le 14/04/2017 À 14H44

Le catamaran Energy Observer, qui veut réussir à faire un tour du monde propulsé à l'hydrogène et aux énergies renouvelables a été mis à l’eau ce vendredi 14 avril à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Souvent comparé au Solar Impulse, Energy Observer mise, lui, sur la mixité énergétique.

Energy Observer, le premier bateau autonome en énergie, mis à l'eau
A St-Malo, l'Energy Observer attend sa mise à l'eau
© JEREMY BIDON

C'est parti ! Le catamaran Energy Observer, premier navire à hydrogène autour du monde, a été mis à l’eau ce vendredi 14 avril à Saint-Malo (France) par Victorien Erussard, capitaine et Jérôme Delafosse, chef d’expédition, en présence de Nicolas Hulot, son parrain et Florence Lambert, sa marraine.

 

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La catamaran entamera son tour du monde dans les prochaines semaines. Il débutera par un tour de France, avec une escale inaugurale à Paris au début du mois de juillet. 

"Ce n’est pas pour la compétition, mais pour l’histoire", expliquait à L'Usine Nouvelle Victorien Erussard, capitaine d’Energy Observer, en octobre 2016. La compétition, lui, il la connait avec dix années de course au large. Maintenant, il souhaite, avec son équipe prendre la mer avec "le tout premier navire autonome en énergie". L’objectif est clair, promouvoir les énergies renouvelables.

Dès le départ, Victorien Erussard veut utiliser "la mixité énergétique", contrairement au Solar Impulse, avion hors-norme qui a effectué un tour du monde uniquement grâce à l’énergie solaire. Pour Energy Observer, le but est de "faire fonctionner les énergies entre-elles : trois types différents de panneaux photovoltaïques répartis sur 130m² de surface, deux éoliennes à axe vertical, un kit de traction et deux moteurs électriques réversibles pour de l’hydro-génération. Le tout permettant de produire et stocker de l’hydrogène à bord".

L’hydrogène vient répondre aux "problèmes de l’intermittence et de la variabilité du solaire et de l’éolien", explique Victorien Erussard. "On peut stocker de l’énergie renouvelable en l'emmagasinant sous forme d’énergie hydrogène", explique-t-il. Ainsi, l’hydrogène c’est du vent et du soleil stockés pour alimenter en continue le catamaran.

"Aller à la rencontre des énergies du futur"

Energy Observer deviendra donc le premier bateau autonome en énergie et sans émission de gaz à effet de serre, propulsé à l’hydrogène et aux énergies renouvelables. Et comme il est conçu pour entrer dans l’histoire, Victorien Erussard s’est rapproché de Jérôme Delafosse devenu le chef de l’expédition d’Energy Observer. Il est chargé de filmer et documenter leur tour du monde pour promouvoir les énergies renouvelables. "L’idée c’est d’aller à la rencontre des énergies du futur" et de les expliquer au grand public, explique Victorien Erussard.

Victorien Erussard souhaite "rencontrer des gens inspirant, des inventeurs, des entrepreneurs pour détecter des solutions innovantes pour le futur". Pour ce faire, ils ont prévu d’effectuer un tour du monde en six ans, traversant 50 pays avec 101 escales. La mission Energy Observer veut démontrer l’efficacité et les performances de l’énergie hydrogène. Et réussir leur tour du monde dans un milieu marin hostile, c’est démontrer l'efficacité de leur chaîne hydrogène et en valider l’application en milieu terrestre.

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3 commentaires

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14/04/2017 - 08h29 -

Dessalinisation de l'eau + hydrolyse + compression et stockage d'H2 + pile à combustible + batteries Li-ion, j'espère qu'il y aura un excellent électro-mécanicien à bord. Dans la mesure ou, de toute façon, il y aura du carburant à bord (annexe, cuisine...) n'aurait-il pas été plus sage de faire plus simple ? Bonne chance quand même et n'oubliez pas les extincteurs.
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24/10/2016 - 15h05 -

C'est intéressant de savoir comment s'y prendre pour lever toutes les incertitudes de la navigation autonome. C'en est une autre que de pouvoir le faire économiquement. Surtout lorsqu'on connait toutes les contraintes et risques liés à l'utilisation de l’hydrogène qu'on ferait cohabiter avec la production d'électricité , le stockage batteries et les aléas de la navigation maritime?
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24/10/2016 - 10h30 -

Pas lu l'article, le titre m'a suffi: "Premier bateau autonome en énergie", c'est oublier les millions de voiliers et autres pirogues à rames qui ont existé depuis la nuit des temps. Il faudrait penser à aller à l'école pour acquérir un peu de culture avant de penser à écrire dans les journaux.
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27/10/2016 - 14h42 -

Quelle intelligence dans ce commentaire, on parle de bateau à moteur, banane!
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