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Energie : Tractebel, un joyau convoité

Publié le

Tractebel est l'enjeu de l'absorption de la Générale de Belgique par Suez-Lyonnaise des eaux. La filiale énergie de la SGB est d'autant plus intéressante qu'elle est en train de s'internationaliser. Mais, à Bruxelles, l'establishment ne se résout pas à la francisation de l'" EdF belge ".

Suez-Lyonnaise des eaux (SLE) veut devenir seul actionnaire de la Générale de Belgique. A l'issue de l'OPE, Suez-Lyonnaise héritera de participations financières, d'une valeur de 30 milliards de francs, en Générale de banque et en Fortis, institutions qui négocient une fusion. Du holding belge, Suez-Lyonnaise absorbera également des participations industrielles qui cadrent mal avec les activités de SLE (Arbed, Union minière, Recticel, Sagem). Suez lorgne surtout sur les 50,3 % de Tractebel logés dans la Générale de Belgique et qui représentent 41 % de la valeur de son portefeuille. Le scénario fait frémir le " plat pays ". Tractebel est l'actionnaire de référence d'Electrabel et de Distrigaz, opérateurs privés d'électricité et de gaz qui travaillent sous " régulation publique ". Electrabel dispose de 15 000 mégawatts installés en Belgique (60 % nucléaire ; 90 % de la production nationale). En clientèle industrielle directe ou en association mixte avec les communes, il assure 80 % de la distribution électrique, 90 % de la distribution de gaz et 50 % de la télédistribution. Quant à Distrigaz, il gère 13 milliards de mètres cubes de consommation nationale. Distrigaz assure déjà d'importants transits de gaz naturel L'électricité et le gaz ,en Belgique, représentent la majorité des 64 milliards de francs du chiffre d'affaires de Tractebel. La perspective de voir ces secteurs stratégiques passer sous contrôle direct de Paris ne plaît pas à Bruxelles. Surtout au moment où Tractebel s'internationalise.

L'internationalisation est largement amorcée

Multipliant les initiatives, sa division EGI (Electricité et gaz international) est présente dans dix-huit pays, où elle dispose d'une capacité de transport et de distribution de 73 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Elle a des participations dans des centrales d'une capacité de 15 000 mégawatts. L'entreprise belge figure dans le peloton de tête mondial des IPP (producteurs indépendants d'électricité). La machine est lancée et commence à contribuer aux résultats de Tractebel (pour 8,7 % de 2,7 milliards de francs en 1997). Les bénéfices d'EGI ont été multipliés par quatre en 1997. Selon l'analyste J.-P. Morgan, EGI pourrait représenter 20 % des résultats dans cinq ans. Pour Suez-Lyonnaise des eaux, Tractebel viendrait compléter la gamme internationale " multiservice " de SLE : eau, énergie, déchets et communication. Vue de Bruxelles, l'opération entérinerait la prise de contrôle du secteur énergétique national par une entreprise étrangère. Elle mettrait un terme à l'espoir d'un Tractebel autonome, constituant un pôle de développement international comme il n'en reste plus guère en Belgique. Les parades envisagées en Belgique ne sont pas nombreuses pour faire échec à l'appétit de SLE. La première, concoctée il y a un an, donnait de nouveaux statuts à Tractebel, aucun action- naire ne pouvant disposer d'une majorité au conseil d'administration. Mais les statuts peuvent être modifiés... Deuxième parade envisagée : la fusion de Tractebel avec sa principale filiale, Electrabel. SLE a balayé l'hypothèse : pourquoi créer une filiale dans laquelle sa participation serait... diluée ? La troisième est plus politique : SLE rasemblerait à Paris les activités eau et environnement et conserverait à Bruxelles le pôle énergie. Le ministre belge de l'Economie y est favorable. Mais Gérard Mestrallet, président du directoire de SLE, veut-il d'une société binationale ?

, à Bruxelles







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