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L'Usine Auto

[En vidéo] Comment sont testées les bornes anti-intrusions de poids-lourds pour prévenir les attentats

Sybille Aoudjhane , , , ,

Publié le

Vidéo La Barrière Automatique, une société familiale française spécialisée dans la protection anti-attentat, a testé une nouvelle borne escamotable conçue pour empêcher l'accès et bloquer les véhicules. Pour être homologuée "borne haute sécurité", celle-ci doit faire face à un crash-test avec un poids-lourd. Découvrez les résultats, spectaculaires, en vidéo.

Comment sont testées les bornes anti-intrusions de poids-lourds pour prévenir les attentats
La Barrière automatique a réalisé un crash-test pour homologuer sa nouvelle borne escamotable.
© Sybille Aoudjhane

L'attentat de Nice, le 14 juillet 2016, a tragiquement mis en lumière le besoin, pour les villes, de se doter de mobilier urbain résistant à des intrusions de véhicules. C'est l'un des métiers de la société française La Barrière automatique, basée à Limonest, près de Lyon (Rhône-Alpes).

Depuis septembre 2017, celle-ci travaille sur un nouveau modèle de borne rétractable. Elle l'a soumis à un spectaculaire test en conditions réelles le 14 juin. Un camion de 7,5 tonnes a roulé à 80 km/h droit sur la borne. L’objectif : arrêter le camion tout en évitant la propulsion de débris trop éloignés de la borne. "Les résultats sont plutôt positifs, l’important étant qu’il n’y ait pas eu de gros débris envoyé", commente Jean-Marc Sanchis, directeur commercial de La Barrière Automatique (LBA), après le test.

 

La borne escamotable, quelques minutes après le crash-test. © Sybille Aoudjhane

 

La nacelle s’est décrochée mais le camion s’est bien arrêté. Transpolis, société française de tests de sécurité routière, semble pouvoir certifier la borne "haute sécurité", c'est à dire respectant la norme IWA 14-1. "Pour être estampillé, le choc doit être frontal, avec un véhicule de 7500 kg roulant à 80 km/h. Il y aussi plusieurs caractéristiques à respecter, au niveau de la masse à vide et de l’ancienneté du véhicule", explique Nathalie Yagüe, responsable de l’activité essai de Transpolis.

Si le camion est totalement démantelé, la borne, elle, n’a pas bougé. Plus encore, elle est encore escamotable malgré le choc. Il s'agit d'un cylindre en acier d’un mètre de haut dont la profondeur de fondation mesure 1,7 mètre. Elle monte et descend grâce à une centrale hydraulique intégrée. A l’achat elle coûte 15 000 euros et nécessite un génie civil de la même somme. ont clairs : la borne est résistante. "

Une entreprise en plein essor 

La certification "haute sécurité" est indispensable pour assurer les ventes, malgré les essais représentant un investissement de 50 000 euros réalisés auprès du centre de test. Cela permettra aux ambassades, mais aussi sites militaires et nucléaires d’être protégés. "Le degré de protection a monté d’un cran, aujourd’hui les clients veulent de la protection mais aussi du blocage", précise Jean-Marc Sanchis. "Malheureusement, le plan Vigipirate booste les ventes, nous vendons beaucoup plus de barrières lourdes maintenant, même à des copropriétés", ajoute-il.

La Barrière Automatique (LBA) est particulièrement en expansion. Elle a inauguré ses nouveaux locaux à Limonest le 14 juin. L'espace a augmenté de 2000 m2 pour atteindre 4000 m2 permettant de doubler la production. Elle pourra désormais construire 12 000 barrières par an. En dix ans, LBA est passée de 5 à 17,5 millions de chiffre d’affaires. Son effectif a progressé de 10 à 80 personnes. Elle cherche à recruter des collaborateurs et vise 25 millions de chiffres d’affaires d’ici 2025, dopée par les ventes de ses nouvelles bornes.

Et puisque les mobiliers urbains "bloquants" risquent de pulluler dans les villes, l'entreprise veut soigner leur design pour mieux les faire accepter. "Pour ne pas imposer une sécurité trop agressive, nous avons décidé de monter une collaboration avec un cabinet de design", précise Jean-Marc Sanchis. Le cabinet Sanae a réalisé un habillage sur les bornes fixes de LBA. La borne est aussi réalisée dans le matériau K-life, une résine qui permet de désagréger les molécules de pollution. Un mètre cube de K-life nettoie l’équivalent de l’air respiré par six personnes en un an. Les deux entreprises répondent à plusieurs appels d’offre comme celui du Grand Paris.

La borne habillée par le cabinet Sanae. © Sybille Aoudjhane

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