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Quotidien des Usines

En Savoie, les jours de Métaltemple sont-ils comptés?

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Le tribunal de commerce de Chambéry (Savoie) multiplie les reports et la fonderie est toujours menacée de liquidation judiciaire. Elle a besoin de trois millions d’euros pour remettre à flots sa trésorerie. Alors que les emplois ne devaient pas être touchés, des licenciements sont en cours.

En Savoie, les jours de Métaltemple sont-ils comptés?
Atelier de fonderie chez Metaltemple
© DR

Les reports se suivent et aucune solution ne semble se profiler à l’horizon de Métaltemple à Saint-Michel-de-Maurienne (Savoie). Alors qu’hier lundi 27 mai, le tribunal de commerce de Chambéry a reporté son audience au 4 juin, à la demande de l'administrateur judiciaire, une assemblée générale organisée par la CGT s’est tenue ce matin sur le site de la fonderie avec des débrayages et le blocage des expéditions. Les 220 salariés de ce fournisseur de pièces automobiles sont dans l’incertitude depuis la mise en redressement judiciaire de l’entreprise le 5 février. Le tribunal de commerce de Chambéry avait alors placé l’usine sous surveillance. Le 6 mai, une première audience avait été reportée pour permettre à l’actionnaire de renflouer la trésorerie et de présenter un plan de continuation. Le 27 mai, le tribunal a décidé d’un nouveau report.

Manque de trésorerie

Et pourtant, Métaltemple a des commandes à honorer, pour ses clients historiques, PSA et Renault, mais aussi pour des constructeurs allemands, BMW et Volkswagen. La situation financière pourrait toutefois mettre en péril ces marchés, car il manque à l’entreprise 1,5 million d’euros pour le paiement des charges et salaires de mai, la remise à niveau des installations et l’achat de matières premières, et autant d’ici la fin de l’année. Les négociations se poursuivent avec PSA, client historique de Métaltemple, qui avait dans un premier temps semblé enclin à soutenir l’usine. "Nous comprenons l’attitude de PSA qui a déjà injecté plus de 12 millions d’euros dans l’entreprise, explique Hélène Gomes, déléguée CFDT de Metaltemple. Nous multiplions les démarches pour renflouer la trésorerie, les négociations dureront jusqu’au 4 juin. Mais il n’y a pas eu d’investissement dans l’usine depuis l’arrivée du FMEA."

27 emplois supprimés

L’usine de Saint-Michel-de-Maurienne, qui emploie 202 salariés (au 31 décembre 2012), a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires de 13 millions d'euros, contre 18 millions d'euros prévus. Dans un premier temps, la direction avait annoncé qu’il ne devait pas y avoir d’impact sur les effectifs. Mais le discours semble avoir changé car 27 emplois sont supprimés, quatre licenciements ont déjà été effectués et 23 lettres de licenciements ont été envoyées lundi 27 mai. Le même jour, l’administrateur judiciaire a évoqué la piste d’une reprise des murs de l’usine savoyarde par une collectivité locale sous forme de leaseback. Cette transaction apporterait les liquidités manquantes, mais cette piste n’a pour l’heure pas abouti car aucune collectivité territoriale ne s’est manifestée.

Metaltemple en Savoie est une ancienne filiale de Renault, spécialisée dans la fabrication de pièces complexes pour l'automobile, en acier et en fonte. Elle est passée entre les mains de plusieurs propriétaires. Placée en redressement judiciaire en 2007, elle est détenue depuis janvier 2008 par B4 Italia de Gianpiero Colla, qui possède aussi Fumel D, en Aquitaine et un site d'usinage basé en Italie. En difficultés financières, Metaltemple avait annoncé début 2011 la suppression de 65 postes, dont 51 postes d’ouvriers. L’entreprise comptait alors 264 salariés. En juin de la même année, le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA) avait pris une participation dans l’usine savoyarde de 10 millions d’euros.

Dorothée Thénot

 

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