Quotidien des Usines

En Savoie, Camiva ne se rend pas

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Les salariés d’Iveco Magirus Camiva, filiale de Fiat Industrie, enchaînent les rencontres pour éviter la fermeture de leur usine.

En Savoie, Camiva ne se rend pas © Iveco Magirus Camiva

Les salariés d’Iveco Magirus Camiva, filiale de Fiat Industrie, entament une semaine de rencontres pour tenter d’éviter la fermeture du site de production de véhicules de secours de Saint-Alban-Leysse (Savoie) d’ici à la fin de l’année. L’arrêt de la production avait été annoncé le 15 mai lors d’un comité d’entreprise extraordinaire. Une dégradation de l’activité et de la rentabilité du site sont mises en avant par la direction pour motiver cette fermeture. Le plan de restructuration du groupe prévoit le transfert de la production à Ulm en Allemagne.

Ancienne filiale du groupe Renault VI, Camiva avait rejoint le groupe Iveco Magirus en 1997 pour assurer son développement, alors même que l’entreprise était la seule en Europe à détenir le brevet concernant les échelles automatiques. Le 8 juin dernier, lors d’un vote dans l’entreprise réunissant salariés et prestataires de service, 144 voix (sur 174 votants) se sont prononcées en faveur d’un repreneur.

Mardi 19 juin, à Chambéry, une table ronde réunit des représentants syndicaux et des élus locaux.  "Nous allons présenter et défendre nos contre-propositions, explique François Batiston, le délégué syndical CGT de Camiva, et échanger avec les élus qui semblent de plus en plus mobilisés." La CGT propose un projet de reprise par Renault Trucks Défense qui fournirait les châssis et la chaîne cinématique au sein d’une filière d’équipements de matériel incendie et de sécurité en France.

Le lendemain, mercredi 20 juin, une délégation de salariés doit être reçue au ministère du Redressement productif pour présenter ses projets. "Si une reprise par Renault Trucks n’aboutit pas, nous envisageons de constituer une SCOP, poursuit François Batiston, nous avons déjà pris des contacts." Enfin, jeudi 21, une table ronde se tiendra à Lyon autour du préfet de région.

Le plan de licenciement collectif pour motif économique touche les 171 salariés du site savoyard, avec des propositions de reclassement interne au sein du groupe Iveco essentiellement dans la Région Rhône-Alpes, sur les sites de production d’Annonay et de Vénissieux / Saint-Priest. Ce dernier doit abriter un futur pôle d’excellence en matière de service après-vente et de personnalisation de véhicules d’incendie. Depuis le 15 mai, les salariés multiplient les manifestations et opérations de sensibilisation.

Un expert-comptable désigné par le Comité d’entreprise a rendu son rapport ces derniers jours. Ce rapport sera rendu public mardi 19 juin lors de la table ronde à Chambéry (Savoie). Il met à mal les arguments de rentabilité avancés par la direction précisant que la diminution de moitié du chiffre d’affaires et l’apparition d’un déficit en 2011 ne mettent pas Camiva en situation difficile, l’activité des 24 années précédentes ayant toujours été bénéficiaire. 

 

 

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