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L'Usine Santé

En s'offrant Oenobiol, le néerlandais Vemedia prend une position stratégique en France

Astrid Gouzik ,

Publié le

Le laboratoire pharmaceutique français Sanofi va céder sa marque Oenobiol, le 29 février prochain. Le néerlandais Vemedia s'est porté acquéreur, afin de renforcer sa position sur le marché français.

Claire Keim, égérie pour les campagnes publicitaires Oenobiol (crédits Oenobiol)

C'est une belle vitrine que vient de s'offrir le laboratoire pharmaceutique néerlandais Vemedia. La marque de compléments alimentaires, détenue par le français Sanofi, bénéficie d'une certaine notoriété en France, et lui ouvrirait une porte sur d'autres pays européens comme l'Espagne, l'Italie... et même Hong-Kong où elle a su s'implanter. 

Créée en 1985 par le médecin nutritionniste Marie Béjot, Oenobiol a été avalé par le géant français de la pharma en octobre 2009, alléché par une offre gargantuesque de compléments alimentaires pour la peau, les soins capillaires, la minceur et la ménopause. A ce moment-là, Oenobiol réalisait un chiffre d’affaires de 57,2 millions d’euros, dont 85 % en France et 15 % à l’international.

Recentrage des activités pour Sanofi

Mais l'engagement de Sanofi dans cette activité a rapidement cristallisé  les tensions au sein de l'entreprise. Notamment en 2012, lorsque commencent à circuler dans la presse des rumeurs concernant une "boisson beauté" en partenariat avec Coca-Cola.

Alors que Sanofi vient d'annoncer un plan de restructuration prévoyant la suppression de 900 postes, les syndicats grincent des dents et dénoncent "une stratégie qui consiste à s’intéresser de moins en moins au médicament". "Oenobiol pourquoi pas ! Mais pas dans un contexte où les budgets de recherche diminuent, ni lorsqu’un plan de restructuration est en préparation", expliquait alors un syndicaliste interrogé par L'Usine Nouvelle.

Ce rachat s'inscrivait alors dans une stratégie de diversification, insufflée par le précédent patron de Sanofi, Chris Viehbacher. Une manœuvre qui lui a permis de renouer avec la croissance et de franchir la "falaise des brevets", durant laquelle plusieurs de ses médicaments phares avaient vu leur protection intellectuelle expirer et leurs ventes s’écrouler.

Mais à son arrivée à la tête du groupe, Olivier Brandicourt a initié un recentrage des activités, suivant ainsi la route tracée par ses principaux concurrents depuis quelques mois.

La vente d'Oenobiol est la suite logique de cette stratégie. Si la santé grand public reste au cœur des activités de la big pharma, Sanofi préfère se concentrer sur la prise en charge de pathologies du quotidien… Davantage de médical, moins de beauté et de cosmétique donc.

Son entité santé grand public sera articulée autour des six catégories, les plus dynamiques au niveau mondial : allergie, douleur, santé digestive, toux et rhume,  santé de la femme et  vitamines, minéraux et suppléments.

Un ancrage en France pour Vemedia

Pour le néerlandais Vemedia, c'est une belle prise pour se développer sur le marché français qu'il tente de conquérir. Il était déjà présent dans l'Hexagone depuis 2013 avec ses différentes marques, notamment Excilor, Roter et Valdispert. Et depuis quelques semaines, le laboratoire a démarré une campagne publicitaire pour un nouveau produit, le Valdispert Melatonine, pour le sommeil et la détente. "En France, nous prévoyons de renforcer notre organisation et de mettre en place notre propre équipe commerciale", commente Yvan Vindevogel, président du conseil d’administration de Vemedia, dans un communiqué.

De son côté, Sanofi a confirmé que le changement de propriétaire n’entraînerait pas de transfert de personnel, et n’aurait aucun impact sur l’emploi. La production des gélules Oenobiol était jusque-là externalisée, confiée au façonnier Europhartech. Et cela ne devrait pas changer, nous a-t-on confirmé chez Vemedia. "Ce qui fonctionne, on ne le change pas". La production devrait donc rester française. Même si Vemedia fabrique la plupart de ses produits dans son usine de Diemen aux Pays Bas. 

Astrid Gouzik

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