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En Roumanie, la fin de la crise se fait attendre

Solène Davesne , , ,

Publié le

Reportage Depuis 2008, la crise a fait plonger la consommation dans le pays qui a adhéré en 2007 à l’Union européenne

En Roumanie, la fin de la crise se fait attendre © DR

Dans les rues de Bucarest, les pancartes électorales des grands partis du PSD (sociaux-démocrates) et du PDL sont là pour rappeler à presque chaque carrefour l’enjeu des élections européennes du 25 mai. "Les Roumains ne sont pas vraiment passionnés par l’élection", estime Christophe Benzimra, le patron de Plexirom, une PME de 120 personnes à une soixantaine de kilomètres de Bucarest. Sept ans après, l’adhésion du pays à l’Union européenne en 2007 semble loin.

"L’adhésion a été très bénéfique pour les exportateurs. Cela nous a permis de gagner en trésorerie et en flexibilité car le camion peut partir n’importe quand vers la France sans passer par des procédures de douanes ", reconnait Christophe Benzimra, qui fabrique des tablettes et des présentoirs en plexiglas pour les magasins. Mais les gains de l’adhésion restent limités. Pour le chef d’entreprise français installé depuis vingt ans à Bucarest, "les prix ont eu tendance à augmenter pour les Roumains et malgré l’adhésion à l’UE, la corruption n’a pas véritablement reculé et reste un problème important ".

La foi dans l'Europe

La crise est surtout venue mettre un coup d’arrêt au décollage du pays. Jusqu’en 2008, le fort développement du pays a poussé les salaires à la hausse. "Malgré des hausses annuelles de 6 à 8 %, le turn-over était de près de 30 % dans l’usine", raconte Christophe Benzimra. La  flambée des salaires est retombée avec la crise. Dans l’usine de Plexirom, les ouvriers gagnent 150 euros nets par mois, un niveau proche de celui des grandes villes de Chine. Malgré un taux de chômage faible de 7 %, la consommation des ménages s’est effondrée. Et, alors que le marché automobile roumain représentait 340 000 véhicules vendus en 2008, seules 82 000 voitures ont été vendues en 2013. Depuis le début de l’année, des petits signes de redémarrage commencent à se faire sentir. Mais "les entreprises qui ont misé sur le marché roumain sont dans une situation difficile", reconnait Christophe Benzimra, qui a vu l'export passer de 50 % à 75 % de son activité, en profitant notamment de la baisse de la monnaie locale par rapport à l’euro.   

Les Roumains n’en ont pas pour autant perdu foi dans l’Europe. Sorin Buse, directeur général du Renault Technologie Roumanie, est de ceux-là. "Les élections européennes sont importantes  pour les Roumains car nous nous sommes toujours sentis appartenir à l’Europe, ce n’est qu’un accident de l’histoire qui nous a placé du mauvais côté", estime l’ingénieur revenu en Roumanie il y a cinq ans. Pour lui, l’Europe est un plus. "Beaucoup de choses ont changé, surtout dans les mentalités ", veut croire Sorin Buse.  

Solène Davesne, en Roumanie

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