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L'Usine Santé

En région Centre, Shiseido au cœur de la beauté

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Enquête Si la France est le premier producteur mondial de cosmétiques, elle le doit à la Cosmetic Valley qui fait vivre 800 entreprises.

En région Centre, Shiseido au cœur de la beauté
Les usines de Shiseido, implantées dans le Loiret, produisent 25?millions d’unités par an et comptent 550 salariés.

Charlotte, surchaussures et blouse obligatoires dans les ateliers de Shiseido à Ormes (Loiret). Cette usine proprette, où se côtoient des cuves en Inox rutilantes et des lignes automatisées d’emballage, produit les crèmes de beauté Eudermine et Elie Saab, des best-sellers que la marque japonaise exporte dans le monde entier. Le site de Gien est, lui, dédié aux parfums (avec les marques Gaultier, Issey Miyake, Serge Lutens…).

"Ces deux usines produisent 25 millions d’unités par an", résume Daniel Guillermin, le président de Shiseido France. Elles emploient 550 personnes, sans compter les centaines d’intérimaires recrutés lors des coups de chauffe avant la Saint-Valentin et Noël. Implantée en France depuis 1991, la cinquième marque mondiale de cosmétiques a choisi le Loiret pour "sa proximité de Paris, sa qualité de vie, ses voies de communication et son tissu industriel fort", résume cet ancien cadre du groupe Bolloré et d’Yves Rocher. "Les investisseurs japonais hésitaient entre Milan, l’Allemagne, le Luxembourg et la France", se souvient Daniel Guillermin.

Les Japonais ont finalement opté pour la Cosmetic Valley, là où se trouvent déjà leurs concurrents. D’Orléans à Rouen, en passant par Blois et Chartres, une quinzaine de grandes marques ont installé leurs outils de production sur les bords de la Loire, de l’Orne, de l’Eure et de la Seine. D’autres investisseurs étrangers de taille mondiale les ont précédés ou imités, comme les américains Lancaster à Chartres et Procter & Gamble à Blois, l’espagnol Puig (Nina Ricci, Paco Rabanne) à Chartres.

Un parfum de réussite

Le mouvement a été initié au milieu du XXe siècle par le parfumeur Guerlain (LVMH), aujourd’hui implanté à Orphin (Yvelines). Ont suivi les parfums Dior à Orléans, Sisley à Blois. Plus récemment Caudalie qui, bien que d’origine bordelaise, a installé sa logistique et une partie de ses équipes à Saint-Jean-de-Braye (Loiret). Derrière ces locomotives, 800 entreprises, dont 80% de PME, tissent ce maillage industriel. Des fabricants d’échantillons, de lingettes, de cartonnages, voire des façonniers comme Cecaf, qui a regroupé sa production sur un ancien site de Gemalto à Saint-Cyr-en-Val (Loiret).

Cet environnement a permis de créer un cluster en 1994, labellisé pôle de compétitivité en 2005. La Cosmetic Valley représente 18 des 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires de la filière beauté française. "C’est le premier centre mondial de ressources en parfumerie et cosmétique", clame Marc-Antoine Jamet, le président du pôle et secrétaire général de LVMH. Le bras droit de Bernard Arnault pour les relations institutionnelles glisse au passage que "les excédents commerciaux générés par les parfums et les crèmes de beauté made in France représentent 150 Airbus ou 400 TGV".

Les principaux investissements en cours

  • Guerlain construit une usine à Chartres (Eure-et-Loir), dédiée aux soins et au maquillage pour un montant de 30 millions d’euros. Ouverture au premier semestre 2014. Guerlain emploie plus de 300 salariés dans son usine actuelle.
  • LVMH a regroupé ses équipes de recherche (260 salariés) dans un nouveau bâtiment à Saint-Jean-de-Braye (Loiret), près d’Orléans, moyennant un investissement proche de 30 millions d’euros. Un incubateur y est proposé aux PME du secteur.
  • Bio3, un institut des biocosmétiques, doit voir le jour en 2015, à Tours (Indre-et-Loire). Pour former les techniciens des crèmes du futur, l’État et les collectivités locales apporteront 6,3 millions d’euros et les partenaires privés 1,3 million pour sa construction. Ouverture prévue à la rentrée 2015.
  • TLD ouvrira au printemps 2014 une nouvelle usine à Sorigny (Indre-et-Loire). Le fabricant d’équipements aéroportuaires investit 40 millions d’euros dans cette opération.

 

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