En quête de stabilité, l’ex-leader de l’éolien Vestas change de patron

Après trois ans de sévères restructurations et de lourdes pertes, le danois Vestas remplace Ditlev Engel, le très ambitieux PDG qui s’est heurté de plein fouet à la crise. L’objectif, désormais, retrouver une croissance stable.

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En quête de stabilité, l’ex-leader de l’éolien Vestas change de patron

Le pire semblant être passé, Vestas se devait de changer de patron. La présentation des résultats du deuxième trimestre du groupe, hier, mercredi 21 août, a fourni l’occasion. "Le moment est aujourd’hui le bon pour procéder à ce changement. Le groupe entre maintenant dans une nouvelle phase", a expliqué Bert Nordberg, le président du conseil d’administration de Vestas.

L’emblématique Ditlev Engel n’était plus l’homme de la situation. S’il avait su faire du danois le numéro un mondial de l’éolien, ses ambitions ont mené Vestas au bord du gouffre. En place depuis 2005, Ditlev Engel s’était en effet obstiné à mener une stratégie agressive d’expansion tous azimuts alors que la crise de 2008-2009 frappait la planète. Résultat, Vestas a plongé dans le rouge : après environ 1,1 milliard d’euros de pertes cumulées en 2011 et 2012, le groupe a encore accusé 213 millions de pertes au premier semestre 2013. Engagé dans de lourdes restructurations depuis trois ans, Vestas a réduit massivement ses effectifs, qui avaient plus que doublé entre 2005 et 2010. Environ 6000 emplois ont ainsi été supprimés, le groupe comptant aujourd’hui un peu plus de 17000 salariés. Et General Electric a détrôné l’an dernier Vestas à la faveur du boom américain dans l’éolien.

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Chute du chiffre d’affaires

Les ambitions du groupe désormais, sont bien trop modestes pour Ditlev Engel. "Nous voulons finaliser la restructuration et entrer dans une phase de croissance stable et profitable", a déclaré Bert Nordberg. Ce sera la tâche de Anders Runevad, un suédois de 53 ans venu d’Ericsson. Elle ne sera pas facile. Vestas a enregistré ce trimestre une chute de 26% de son chiffre d’affaires par rapport à l’année précédente. Seule lueur, les clients semblent croire en la viabilité de Vestas : les entrées de commande du trimestre ont grimpé, retrouvant le niveau atteint fin 2011.

Manuel Moragues

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