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L'Usine Aéro

En quête de rentabilité, Airbus supprime 1164 postes et ferme le site de Suresnes

Olivier James , , ,

Publié le

Malgré ses succès commerciaux, l’avionneur européen cherche à améliorer encore sa compétitivité. Les suppressions de postes se sont multipliées dans le secteur aéronautique.

En quête de rentabilité, Airbus supprime 1164 postes et ferme le site de Suresnes © Airbus - D.R

Les syndicats, qui avaient envisagé environ un millier de postes en moins, ne se sont pas trompés. Le groupe Airbus a annoncé mardi 29 novembre qu’il allait supprimer 1164 postes. Une mesure qui trouve ses origines dans la fusion entre Airbus Group et sa principale division Airbus, officialisée en septembre dernier et effective au 1er janvier 2017. L’objectif est clair : l’avionneur, malgré ses 1000 milliards d’euros de commandes, cherche à améliorer sa rentabilité. "L'intégration va donc à terme renforcer la capacité d'Airbus à assurer sa compétitivité future et à conserver sa place de leader mondial de l'industrie aérospatiale", a déclaré Tom Enders dans un communiqué.

Dans le détail, les suppressions de postes toucheront les fonctions supports et intégrées (RH, juridique, finances, administratifs). Egalement atteinte, l’organisation CTO (Chief Technology Office) dédiée à la recherche & technologie. Quant aux sites de Suresnes (Hauts-de-Seine), où travaillent encore environ 450 personnes, sa fermeture devrait intervenir d’ici 2019. Le site allemand de Munich va aussi voir ses effectifs se réduire. 325 personnes seront transférées vers le nouveau siège du groupe, à Toulouse. Signe des temps, l’avionneur compte créer 230 postes liés à transformation digitale du groupe, comme des spécialistes de la donnée, des logiciels, du design et des nouvelles technologies de production.

Des activités en berne

Outre ce plan de suppression de postes, le groupe Airbus procède à une réduction de la voilure dans sa branche dédiée aux hélicoptères. Dans un marché qui ne se redresse pas, Airbus Helicopters va procéder à 582 suppressions de postes sur son site de Marignane (Bouches-du-Rhône). Ce n’est pas tout. L’activité méconnue de fabrication de jet, Airbus Corporate Jet, va être arrêtée en raison de la chute des commandes dans ce secteur. La CFDT estime que cela concerne 67 postes. Au total, ce sont donc environ 1800 postes qui vont être supprimés dans les prochains mois.

Ce resserrement des rangs au sein du groupe Airbus s’inscrit dans une tendance déjà à l’œuvre dans l’entreprise. Après le pic atteint en 2013 avec 144 000 salariés, les effectifs d’Airbus Group sont retombés à 137 000 en 2015. Ils s’élèvent à environ 136 000 cette année. Difficile de prévoir l’évolution de la courbe. Mais à l’évidence, ces suppressions témoignent d’une forme de normalisation du groupe Airbus.

Baisse des effectifs dans le secteur aéronautique

Tom Enders a engagé depuis son arrivée à la tête d’Airbus Group en 2012 un profond processus de transformation : passer d’un regroupement d’entreprises liées à des Etats à une entreprise indépendante et intégrée. Avec pour corollaire la recherche de rentabilité et de versement de dividendes. Et dans cette perspective, Airbus, avec 6% de rentabilité contre 10% en moyenne dans le secteur, cherche à supprimer les doublons, à réaliser des économies, à gagner en flexibilité. D’autant que le groupe, au-delà de ses succès commerciaux, est confronté à des baisses de cadences avec l’A380 et des retards de livraisons avec l’A320neo et l’A350.

Nombre de grands acteurs aéronautique ont procédé à des baisse ces derniers mois. C’est le cas de Boeing, avec 4000 postes supprimés dans sa branche aviation commerciale sur 83000 salariés. Idem pour le motoriste Rolls-Royce (2600 emplois supprimés dans l’ingénierie aéronautique), de Bombardier (3800 postes supprimés) et d’Embraer (1500 postes). Tous à la recherche d’une plus grande compétitivité, et alors que la concurrence mondiale dans le secteur fait rage, les industriels serrent les boulons.

Olivier James

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