En plein embargo agroalimentaire russe, des maraîchers vendent leurs fruits et légumes à prix coûtant

Le Modef, un syndicat agricole, organisait dans 27 villes d'Île de France une journée de vente à prix coûtant des fruits et des légumes le 21 août. L'objectif affiché ? Dénoncer les marges réalisées par les grandes surfaces sur les ventes, mais aussi alerter sur l'effet de l'embargo russe sur les produits de l'agroalimentaire occidentaux, qui tire les prix vers le bas, alors qu'ils ont déjà baissés par rapport à 2013.

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En plein embargo agroalimentaire russe, des maraîchers vendent leurs fruits et légumes à prix coûtant

21 août, dans les rues de la capitale et dans 26 villes de la banlieue parisienne. A côté des cagettes en bois remplies de courgettes, de salades ou encore de pèches, des banderoles affichent la couleur : "La distribution et l'industrie agroalimentaire, nous rackettent, ça suffit !" mais aussi "Tous victimes des importations sans contrôles sanitaires et à bas prix".

Pendant son opération annuelle de vente de fruits et légumes à prix coutant, le Modef, un syndicat agricole qui dénonce la concurrence déloyale, a voulu faire passer un message sans ambiguïté. "Faute de prix [suffisamment] rémunérateurs, le nombre de producteurs de fruits et légumes a été divisé par deux en 15 ans et la production a été diminuée de 1,7 million de tonnes", souligne l'organisation citée par l'AFP.

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Une aide de 125 millions d'euros

Et cet été, les agriculteurs français sont encore mois épargnés. Selon deux relevés effectués sur un panel de huit fruits et légumes, les prix moyens ont chutés respectivement de 12 et de 3% par rapport à 2013. D'après cette étude réalisée par l'association de consommateurs Familles Rurales, les prix sont passés pour les fruits à 3,34 euros en moyenne, contre 3,78 en 2013.

Cette chute est liée à une météo très favorable au moment du pic de production en France, mais aussi ailleurs en Europe, souligne l'étude de Familles Rurales. Mais elle a aussi un lien avec l'embargo russe sur les produits occidentaux de l'agroalimentaire. Une partie de la production traditionnellement consommée par les habitants du pays reste sur les étals du Vieux Continent, tirant les prix vers le bas. Pour soutenir la profession, la Commission européenne a promis aux agriculteurs le versement d'une aide de 125 millions d'euros.

Lélia de Matharel

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