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En Picardie, Massey Ferguson tracte Beauvais

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L’américain Agco lance un grand projet d’extension de son site, qui devrait profiter à ses fournisseurs locaux comme à l’emploi.

En Picardie, Massey Ferguson tracte Beauvais
La capitale du tracteur génère 7500 emplois et fabrique 17000 engins par an.

Beauvais, capitale du tracteur ! 17 000 engins haut de gamme y sont produits chaque année par l’américain Agco. Celui-ci y a installé le bureau d’études mondial de sa marque phare, Massey Ferguson. Près du site, la société Gima – joint-venture entre l’américain et l’allemand Claas – conçoit et fabrique des boîtes de vitesses et des ponts arrière de tracteurs : 65% de sa production est destinée à Agco.

Les deux usines emploient 2 500 salariés permanents auxquels s’ajoutent 500 intérimaires. Selon Boussad Bouaouli, le directeur industriel d’Agco, « le site de Beauvais génère 7 500 emplois extérieurs chez les fournisseurs et les sous-traitants ». Le quart d’entre eux sont picards, à l’image de SMG à Saint-Paul (Oise), Stems, à Lamorlaye (Oise), ou Devismes à Feuquières-en-Vimeu (Somme), qui fournissent des composants mécano-soudés ; Sonocas à Sissonne (Aisne), qui produit des câbles de batterie, et CMS à Beauvais, spécialisé dans les décalcomanies.

L’ossature métallique vitrée des cabines de tracteurs vient de beaucoup plus loin. Elle est fournie par l’usine d’Altra du Mans (Sarthe). Quant aux moteurs, ils viennent de l’usine Agco Power de Finlande. Si l’informatique est assurée en interne, le transport, le gardiennage et le nettoyage sont assurés par des sociétés régionales. De son côté, le spécialiste du travail temporaire Supplay a opté pour une présence in situ dans les locaux d’Agco. Les hôtels-restaurants du secteur vivent grâce à l’entreprise et à ses 15 000 visiteurs par an.

Sur son chantier d’extension « Beauvais 2 » d’Allonne, situé à 1,5 kilomètre du site historique, Agco a surtout fait travailler les entreprises locales de construction. « Ce chantier comprend 20 lots, dont 55% ont été accordés à des entreprises du Beauvaisis et 85% plus largement à des entreprises de l’Oise », précise Boussad Bouaouli.

Mécénat culturel

S’il n’est pas disert sur les impôts dont il s’acquitte, le groupe insiste sur ses « bonnes relations » avec la mairie, la préfecture et les acteurs locaux. Depuis cinquante ans, Agco est fortement ancré dans la région, ses actions de mécénat en témoignent. L’américain soutient le spectacle d’illumination de la cathédrale de Beauvais et le tournoi des Ovalies. Cette compétition de rugby à but humanitaire est organisée par l’Institut polytechnique Lasalle-Beauvais.

L’industriel met l’accent sur « l’action facilitatrice » des collectivités locales, aussi bien dans les moments difficiles, comme en 2009, qu’en période faste. Agco injecte 15,27 millions d’euros dans l’extension de « Beauvais 2 » et a annoncé un plan de 100 embauches. Le groupe a reçu des aides financières de la communauté d’agglomération Beauvaisis, du conseil général de l’Oise et de la région. Le site doit ouvrir en septembre. L’aventure Massey Ferguson se poursuit à Beauvais. 

Les principaux investissements en cours

  • Saint Louis Sucre (Südzucker) engage 55 millions d’euros dans la rénovation de son process de fabrication à Roye (Somme), après avoir modernisé les ateliers de cristallisation (90 salariés) et de conditionnement (100 salariés).
  • Plastic Omnium investit 50 millions d’euros dans un centre de R & D d’envergure mondiale sur le réservoir à carburant de Venette (Oise). Le groupe possède déjà sur ce site un centre de recherche (320 salariés), ainsi qu’une unité de fabrication de réservoirs (130 salariés).
  • Le danois Velux injecte 21 millions d’euros dans son usine de Feuquières-en-Vimeu (Somme), qui emploie 380 salariés. Le groupe a dépensé 27 millions d’euros dans une fenêtre de toit nouvelle génération en France, où il possède quatre usines, dont celle du Vimeu.
  • Bostik, filiale de Total, prévoit d’ouvrir en 2014 un centre de R & D à Compiègne (Oise). D’un coût de 10 millions d’euros, le site devrait accueillir 150 chercheurs. Le chimiste possède déjà une usine de colles industrielles à Ribécourt (230 salariés). 

 

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