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En Pays de la Loire, Manitou demande plus de flexibilité

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Plusieurs défis industriels attendent le spécialiste du chariot élévateur, dont la mise à niveau de son réseau de sous-traitants, dans un contexte de profond remaniement du management.

En Pays de la Loire, Manitou demande plus de flexibilité
L’ETI se maintient à flots grâce à la qualité de ses produits et au marché des pays émergents.

Manitou est un peu un baromètre économique. Travaillant à la fois pour le bâtiment, l’industrie et l’agriculture, le numéro?un mondial du chariot élévateur tout-terrain reflète sensiblement les soubresauts de la conjoncture et le manque de visibilité qui la caractérise. Ainsi, au premier trimestre, le groupe familial d’Ancenis (Loire-Atlantique) a enregistré un recul de son activité. Mais les prises de commandes lui permettent d’envisager une stabilité de son chiffre d’affaires cette année.

La santé du groupe est primordiale pour ce bassin d’emploi situé entre Nantes et Angers, où il est le premier employeur industriel (1 500?salariés sur les 3 219 au niveau mondial) et le premier pourvoyeur d’emplois en sous-traitance (10 000 postes). La révolution de palais qu’a connue Manitou en avril, avec le départ du directeur général Jean-Christophe Giroux, reste commentée. Ce dirigeant avait redéfini une stratégie, remonté le chiffre d’affaires à 1,26 milliard d’euros, réduit la dette et donné une impulsion à l’international, avec des filiales et des alliances aux États-Unis et en Chine.

Un niveau d’activité trop fluctuant

Mais les actionnaires ne l’ont pas suivi dans ses velléités de croissance externe qui auraient doublé le chiffre d’affaires en 2015. C’est désormais vers un développement organique plus proche de celui d’une imposante PME que le groupe revient. D’autres départs, dont celui d’Éric Lambert, le chef de la division manutention tout-terrain, inquiètent les analystes. « C’est une?mauvaise nouvelle. Manitou Ancenis, qui représente 45% de l’effectif du groupe, reste un gros atelier de fabrication sans l’ensemble des indicateurs de productivité de l’automobile qu’Éric Lambert, ancien de Renault, pouvait apporter », explique l’un d’entre eux.

Le niveau d’activité fluctuant pose à Manitou et à ses fournisseurs le problème d’une flexibilité sans précédent. À tel point que l’industriel a accueilli en ses murs une agence d’intérim externe, une ressource coûteuse. Sur le plan technique, l’enjeu est de réussir l’évolution des normes moteurs vers l’Euro 4… Là, le groupe doit concilier les marchés occidentaux et ceux des pays émergents qui n’ont pas les carburants adéquats.

La sous-traitance doit s’adapter à ces courbes d’activité erratiques. Manitou compte 900 fournisseurs sur sa division tout-terrain pour un volume d’achat annuel de 880 millions d’euros. Si les fournisseurs de moteurs ou de boîtes de vitesses sont d’envergure internationale, une kyrielle d’acteurs locaux est mobilisée en mécano-soudure, découpe d’acier, vérins… Leur contribution représente 75% de la valeur d’un chariot en sortie de chaîne. L’ambition de Manitou est de réduire et d’uniformiser le nombre de références issues de la sous-traitance, dans une logique de réactivité accrue. « Le groupe a loupé des marchés auprès des loueurs par manque de réactivité de la sous-traitance », explique Laurent Vallée, analyste chez Portzamparc.

Manitou a élargi au plan européen le cercle de ses fournisseurs, « seulement quand cela a du sens », nuance Hervé Rochet, le directeur administratif et financier. « Nous avons un?travail à faire sur l’amélioration de notre performance à travers le réseau de fournisseurs, la supply chain et les prix de revient, concède Dominique Bamas, le directeur général par intérim. Certains fournisseurs se sont mis en configuration, d’autres non. En tant qu’assembleur, nous devons offrir le bon prix à notre client final. Il faut qu’en amont nous ayons la capacité de nous adapter à cette réalité de marché. »

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