Quotidien des Usines

En Normandie la raffinerie Esso fonctionne, la raffinerie Total est en procédure d’arrêt complet

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Mardi 24 mai à 11h, la situation était contrastée sur les deux plateformes de raffinage de la Basse-Seine en Seine-Maritime. La raffinerie Esso de Notre-Dame-de-Gravenchon fonctionnait normalement, selon la direction ; la raffinerie Total de Gonfreville-l’Orcher était, elle, en procédure d’arrêt complet.

En Normandie la raffinerie Esso fonctionne, la raffinerie Total est en procédure d’arrêt complet
Raffinerie Total de Gonfreville-L'Orcher.
© Guittet Pascal Guittet Pascal

L’Usine Nouvelle fait le point sur la situation dans les deux plateformes raffinage/pétrochimie de la Basse-Seine en Seine-Maritime : celle d’Esso à Notre-Dame-de Gravenchon (2 250 salariés) et celle de Total à Gonfreville-l’Orcher (1 700 salariés). La raffinerie Esso fonctionne et la raffinerie Total est en procédure d’arrêt complet.

A Notre-Dame-de-Gravenchon, l’assemblée générale de 6h au matin du 24 mai a appelé la grève. Mais selon la direction du site Esso jointe à 11h, le mouvement de grève est de faible ampleur et n’a "pas d’impact sur le fonctionnement de la raffinerie". Selon cette source, la raffinerie fonctionnait normalement à 11h, les "chargements et les expéditions s’effectuant normalement". Des "assemblées générales" sont convoquées par la CGT à chaque relève d’équipe : 6h, 14h, 22h. Les forces de l’ordre sont par ailleurs toujours installées sur les ronds-points stratégiques,

Arrêt complet de la raffinerie Total

A Gonfreville-l’Orcher, près du Havre, "les mouvements de contestation ont provoqué l’arrêt complet des unités", indique un communiqué du groupe Total du 24 mai. La raffinerie devrait être mise à l’arrêt complet mercredi 25 mai dans la matinée, indique Thierry Defresne, délégué syndical central CGT Total pour le raffinage et la pétrochimie ; "la procédure d’arrêt suit son cours ; c’est progressif ; toutes les unités vont s’arrêter les unes après les autres" a expliqué le syndicaliste à l’Usine Nouvelle. "Arrêter une raffinerie, ce n’est pas rien, mais nous faisons en sorte que tout se passe au mieux et qu’il n’y ait aucune casse de matériel ni humaine" explique le syndicaliste ajoutant qu’"aucun produit n’est sorti de la raffinerie de Gonfreville-L'Orcher depuis une semaine".

Le syndicaliste n’a pas souhaité répondre à la question de l’Usine Nouvelle sur le pourcentage de grévistes par équipe au sein de l’établissement. "On ne fait pas ce genre de calculs. Ce sont des calculs que fait la direction". Celle-ci est demeurée injoignable au cours de la matinée du 24 mai.

Claire Garnier

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