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Quotidien des Usines

En Loire-Atlantique, DCNS Indret s'interroge sur l'impact de la commande australienne

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Publié le

A coup sûr, le contrat australien aura des répercussions positives sur le site nantais qui motorise tout navire ou sous-marin construit par DCNS. Reste à savoir dans quelle mesure.

En Loire-Atlantique, DCNS Indret s'interroge sur l'impact de la commande australienne © DCNS

Spécialisé dans les systèmes propulsifs, le site de DCNS Indret, situé à La Montagne près de Nantes (Loire-Atlantique), sera assurément concerné par le contrat des 12 sous-marins australiens à construire. Reste à savoir dans quelle mesure. "Rien n'est écrit, indique Laurent Chagnas, délégué CFDT. Après l'annonce, il reste à négocier la partie industrielle et financière, ce qui durera au moins jusqu'à la fin de l'année."

La direction du site, qui emploie 1 100 personnes, n'y voit pas non plus très clair pour le moment. Mais l'enjeu est de faire valoir sa compétence propulsion, un savoir-faire ultra-complexe qui n'est pas facile à transposer dans le cadre d'un accord de transfert de technologies. Il est déjà presque acquis que les études concernant les dispositifs propulsifs seront réalisées à Indret comme cela fut déjà le cas pour les sous-marins Scorpene destinés à l'Inde et au Brésil.

Diesel-électrique

Pour ces derniers, DCNS Indret, doit livrer des kits complets avec hélices, arbres et réducteurs, sur des systèmes diesel-électriques qui s'apparentent à ceux retenus par l'Australie. Cette technologie est bien maîtrisée par DCNS Indret bien qu'il faudra les dimensionner pour les sous-marins australiens. "Ce ne sont pas des matériels sur étagère mais du spécifique, dit on chez DCNS Indret. Nous avons énormément investi dans la tenue aux chocs, la discrétion acoustique, le bruit rayonné…"

 Si le site nantais hérite d'une part substantielle du contrat, une refonte du processus industriel pourrait être engagée compte tenu de l'effet de série. Pour autant, le système propulsif diesel-électrique est sans commune mesure, en termes de charge, avec la propulsion nucléaire, autre grande compétence du site.

Plan de charge

En attendant, Indret qui "motorise" tous les navires de DCNS, n'est pas à court de travail. "Nous sommes présents sur 19 programmes en cours", indique la direction. Le site travaille sur l'avancement de modules du troisième et du quatrième sous-marin Barracuda, sur le cinquième sous-marin Scorpene destiné à l'Inde, sur la septième et huitième frégate du programme Fremm.

Il lui faut aussi aborder le programme Gowind pour l'Egypte, l'arrêt technique majeur du porte-avions Charles de Gaulle en 2017, et le programme IAM 51 sur l'adaptation des sous-marins lanceurs d'engins (SNLE). A l'horizon 2030, viendra aussi la troisième génération de SNLE dont les études démarrent.

Projets prometteurs

Indret travaille aussi sur des projets prometteurs comme la technologie de piles à combustible AIP (Air independent propulsion), nouveau concept propulsif permettant d'accroître le temps de plongée. Et dans le domaine civil, l'usine arrive aussi à maturité sur une technologie d'énergies renouvelables basée sur l'échange thermique des mers. 

De notre correspondant en Pays de la Loire, Emmanuel Guimard

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