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L'Usine Aéro

En Iran, l'arrivée des sanctions américaines et le départ des entreprises françaises

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

Le 7 août, les premières sanctions économiques américaines contre l'Iran vont entrer en vigueur. Deux ans après la signature de l'accord de Vienne, les entreprises doivent remettre en question leurs projets dans la république islamique. Nous vous présentons les principaux secteurs industriels concernés par ces mesures.

En Iran, l'arrivée des sanctions américaines et le départ des entreprises françaises
Le 7 août, les premières sanctions économiques américaines contre l'Iran vont entrer en vigueur.
© Flickr - yeowatzup - C.C.

Deux ans après leur levée, les sanctions américaines sont de retour en Iran. Le mardi 7 août, un premier volet de mesures s’abattra sur la république islamique. Suite logique de la décision du président américain de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien. En 2016, après la signature du traité, les industriels français n’avaient pas perdu de temps pour se développer dans le pays. Selon Bpifrance, les projets français d’exportations vers l’Iran représentaient près de 1,5 milliard d’euros.

Ces activités menacées, les multinationales françaises adoptent des stratégies diverses. Certaines plient bagages, d’autres espèrent négocier des exemptions. Si elles ne se plient à ces mesures, leur accès au marché américain peut être compromis.

Les sanctions qui entrent en vigueur le 7 août concernent notamment les transactions financières, les importations de matières premières et les achats dans les secteurs automobile et aéronautique. Le 4 novembre, d’autres restrictions tomberont sur la banque centrale et sur les secteurs pétrolier et gazier. Nous faisons le point sur les principaux acteurs français concernés.

ATR livre des avions in extremis

Le samedi 4 août, Iran Air a annoncé qu’elle recevrait cinq appareils d’ATR sur une commande de 20 avions et sur laquelle huit ont déjà été livrés. Cette livraison a été approuvée par les États-Unis au dernier moment avant la mise en place des sanctions. À notre connaissance, le constructeur français d’avions régionaux à hélices est le seul groupe français à avoir bénéficié d’une exemption.

Airbus n’a pas eu cette chance. L’avionneur européen devait livrer 100 appareils à diverses compagnies aériennes iraniennes. Sur ces 100 avions, seuls trois ont été livrés. Abandonner le marché iranien ne devrait pas trop déstabiliser le constructeur français. Au 30 juin, il comptait 7168 avions sur son carnet de commandes. De quoi l’occuper encore neuf ans aux rythmes de production actuels.

PSA et Renault s'en vont

Les constructeurs automobiles risquent de souffrir un peu plus des sanctions américaines. À eux seuls, PSA et Renault ont représenté près de 50% des immatriculations de voitures neuves en Iran. En juin, PSA a annoncé qu’il suspendrait ses activités en Iran qui représente aussi son principal marché étranger en volume. Malgré ce départ, le groupe a présenté de bons résultats semestriels.

Dans un premier temps, en juin, le PDG de Renault Carlos Ghosn avait déclaré vouloir rester en Iran avec une activité réduite. Ce n'est plus si sûr désormais. Fin juillet, à l’occasion des résultats semestriels du groupe, le directeur général adjoint Thierry Bolloré a expliqué que les opérations de Renault en Iran seraient sans doute suspendues au profit de marchés africains.

Total et les entreprises de l'énergie dans l'attente

Les acteurs de l’énergie ne seront touchés par les sanctions américaines qu’en novembre. Nous savons déjà néanmoins qu’Engie et Total risquent eux aussi de se retirer du pays. Total a fait partie des premiers concernés par le dossier iranien avec son investissement de 5 milliards de dollars dans l’exploitation de l’immense gisement gazier South Pars. Le groupe français a nourri l’espoir d’obtenir une dérogation pendant des semaines. Aujourd’hui, l’obtention d’une dérogation semble de plus en plus improbable. Même s’il reste un peu de temps à Total, le groupe risque de devoir se retirer et d'être remplacé par le chinois CNPC.

Air Liquide et Engie ont révélé quant à eux qu’ils cesseraient leurs activités commerciales en Iran.

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