[En images] Vu du ciel, l'IGN dévoile l'ampleur des dégâts après le passage de la tempête Alex

La tempête Alex, qui a ravagé plusieurs communes des Alpes-Maritimes le 2 octobre, a laissé sur son passage des paysages dévastés. Quelques jours après la catastrophe, un avion de l'IGN a pris 2 400 photos avec une grande précision qui permettent de se rendre compte de l'ampleur des dégâts et serviront à la reconstruction.

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[En images] Vu du ciel, l'IGN dévoile l'ampleur des dégâts après le passage de la tempête Alex
La tempête Alex, qui a touché plusieurs communes des Alpes-Maritimes, a coûté la vie à 7 personnes.

500 litres par mètre carré en 24 heures entrainant des crues d'une violence exceptionnelle. Du jamais vu dans la région selon Météo France. Le 2 octobre, la tempête Alex et ses pluies diluviennes ont frappé l'arrière-pays niçois, provoquant des inondations puis des coulées de boues dévastatrices. Pour l'ensemble des communes touchées, les coûts des réparations se chiffreraient à plus d'1 milliard d'euros, avançaient des élus quelques jours après la catastrophe.

Pour aider à mieux évaluer les dégâts et reconstruire, l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) a mis en ligne 2 400 photos aériennes de très haute-résolution (5 à 15 cm), prises trois jours après la catastrophe (les 5, 6 et 7 octobre).

Vues aériennes et relevés lidar

A la demande de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM 06) et de l’Office national des forêts (ONF), l'IGFN a fait décoller en urgence un de ses Beechcraft King Air 200 le 5 octobre. Durant trois jours, l'avion de l'IGN a survolé les vallées de la Roya, de la Tinée, de La Vésubie et du Var ravagées, dans les Alpes-Maritimes, pour prendre des clichées des zones sinistrées. Des images qui pourront être comparées à celles prises en 2017.

L'IGN a également procédé à des relevés lidar, une technique de détection par laser permettant d’obtenir une représentation en 3D, sous forme de nuages de points, de la surface du sol.

L'ensemble des images a ensuite été rectifié géométriquement pour les rendre superposables à des cartes. Un outil de comparaison indispensable pour évaluer avec une grande précision les dégâts.

Ce n'est pas la première fois que l'IGN procède à une telle opération. En 2010, l’institut avait réalisé environ 9 000 clichés de l’estuaire de la Loire à celui de la Gironde, après le passage de la tempête Xynthia. En septembre 2017, des clichés de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, frappés par l'ouragan Irma, avaient été réalisés.

(Roquebillière – Vallée de La Vésubie crédit : IGN)

(Saint-Martin-Vésubie – Vallée du Boréon crédit : IGN)

(Commune de Tende - Saint-Dalmas-de-Tende – Torrent de Bieugne crédit : IGN)

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