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[En images] Quelles sont les entreprises sélectionnées par la NASA pour son retour sur la Lune en 2024

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

Images La Nasa franchit une nouvelle étape dans la préparation de son retour sur la Lune en 2024. L'agence a sélectionné le 30 avril trois concepts d'atterrisseurs lunaires. Les entreprises lauréates vont désormais pouvoir travailler au développement de ces véhicules.

[En images] La NASA retient trois projets d'atterrisseurs pour son retour sur la Lune en 2024
Blue Origin, l'entreprise fondée par Jeff Bezos, fait partie de celles qui ont été sélectionnées pour travailler sur le développement du futur atterrisseur lunaire de la Nasa.
© Blue Origin

Fin du suspense ! Jeudi 30 avril, la NASA a sélectionné trois projets d’atterrisseurs lunaires portés par des entreprises américaines. Ces lauréates ont gagné des contrats d’une durée de dix mois pour un montant total de 967 millions de dollars (environ 884 millions d’euros). L’appel d’offres s’inscrit dans l’ambitieux projet des États-Unis : mener une nouvelle expédition humaine sur la Lune dès 2024.

Boeing brille par son absence

Précision importante : ces entreprises ne construiront pas forcément l’atterrisseur chargé de poser des astronautes sur la Lune en 2024. Pour l’instant, elles travailleront “simplement” sur le design de ces vaisseaux. Leur cahier des charges : concevoir un véhicule capable de transporter des êtres humains sur la surface lunaire et de fonctionner sur place pendant une semaine avant de repartir en orbite.

Plusieurs groupes avaient candidaté pour l’appel à projets. Une entreprise américaine brille par son absence dans les sélections : Boeing, qui n’a pas encore commenté ces annonces. L’avionneur traverse d’autres difficultés dans ses activités spatiales liées au programme CST-100 Starliner.

Autre surprise : les trois projets proposés fonctionneraient sans la fusée super-lourde Space Launch System (SLS) en cours d’assemblage. De la même manière, la NASA envisage des voyages vers la Lune sans passer nécessairement par Gateway. Ce projet de station spatiale en orbite de la Lune n’est toutefois pas abandonné. S'il n’est pas utilisé pour le vol de 2024, Gateway pourrait toujours servir pour des missions ultérieures.

Qui porte les trois projets sélectionnés ?

Le plus gros contrat - de 579 millions de dollars - revient au consortium mené par Blue Origin, l’entreprise fondée par Jeff Bezos (également patron d’Amazon). Avec des acteurs historiques du secteur spatial (Draper, Lockheed Martin et Northrop Grumman), Blue Origin a présenté un atterrisseur fonctionnant avec trois étages.

Plus connu dans le secteur de la défense, Dynetics a remporté un contrat de 253 millions de dollars avec plus de 25 sous-traitants. À la différence de Blue Origin, son projet d’alunisseur propose une seule plateforme capable d’atterrir sur la Lune et de remonter en orbite.

Une entreprise européenne figure notamment parmi les nombreux partenaires de Dynetics : Thales Alenia Space (détenue à 67 % par le groupe français Thales et 33 % par l’entreprise italienne Leonardo). L’entreprise franco-italienne va “s’associer à la phase d’étude de développement de la cabine pressurisée du système”. 

“Thales Alenia Space sera en charge de la conception du volume principal du module d'équipage, comprenant la structure primaire, l’écoutille et la porte d’accès aux activités extra véhiculaires, les fenêtres et les protections thermiques et anti-micrométéorites, ainsi que la production principale des outils de base”, détaille Thales Alenia Space dans un communiqué. Outre cette nouvelle collaboration avec Dynetics, l’entreprise travaille aussi sur la phase d’étude de Gateway, un projet de station spatiale en orbite de la Lune qui fait partie du programme Artemis de la Nasa.

Enfin, SpaceX a reçu un contrat de 135 millions de dollars avec son projet Starship. Ce vaisseau-fusée, présenté pour la première fois en septembre 2019, est toujours en cours de développement. En théorie, pour atteindre la Lune, Starship serait propulsé par une fusée Super Heavy puis ravitaillé en carburant par d’autres vaisseaux Starship pour atteindre notre satellite…

SpaceX imagine un atterrissage sur la Lune dès… 2022

Comme à son habitude, l’entreprise fondée par Elon Musk prévoit un calendrier très serré pour mener à bien ce projet. Elle planifie un premier vol test du lanceur lourd Super Heavy (une fusée qui reste à développer), plusieurs vols tests en orbite avec Starship et même un atterrissage sur la Lune avec Starship, tout cela à l’horizon… 2022. Or, pour l’instant, aucun prototype de Starship n’a atteint l’orbite terrestre et deux d'entre eux ont même explosé au sol.

Dans un rapport sur ces différents projets sélectionnés, l’administrateur associé de la Nasa Stephen Jurczyk a décrit le 28 avril “le risque de retard potentiel dans le développement” du concept de SpaceX, en rappelant ses difficultés sur le programme Crew Dragon. 2024 représente aussi un objectif téméraire pour le grand retour des États-Unis sur la Lune mais la date est toujours maintenue par l'agence spatiale américaine.

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