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[En images] Plongée au cœur de l'usine de Sainte-Savine de Vachette, qui fabrique clés, serrures et cylindres

Rémi Amalvy , , ,

Publié le

Reportage Fondée à Troyes au XIXe siècle, Vachette est devenue le leader français des serrures et cylindres. L'usine de Sainte-Savine de la marque, qui a été rachetée par le géant suédois Assa-Abloy en 1997, produit une grande partie de ses produits. L'Usine Nouvelle vous propose aujourd'hui une visite guidée des ateliers.

[En images] Plongée au cœur de l'usine de Sainte-Savine de Vachette, qui fabrique clés, serrures et cylindres
Chaque jour, l'usine Assa Abloy produit des milliers de clés et serrures.
© Rémi Amalvy

Vous avez forcément déjà vu son nom gravé sur des clefs ou des serrures. Et pour cause, en tant que leader du marché français des systèmes de sécurité, Vachette est omniprésent. De la standard clé "V5", ou clé guitare, trouvable dans presque toutes les poches, au cylindre Radialis haut de gamme, en passant par les plans d’organigramme de grands bâtiments (la gestion desdroits d'accès), comme la Bibliothèque nationale de France et le Tribunal de Grande instance de Paris, le français propose des solutions adaptées aux particuliers et professionnels.

Bien que rachetée par le géant suédois Assa-Abloy en 1997, la marque a gardé ses origines troyennes. Son siège social se trouve non loin de l’usine de Sainte-Savine, ouverte en 1981, où une grande partie des cylindres et serrures sont produits.

Le site d’une grosse dizaine d’hectares emploie 262 personnes et expédie environ 2 500 lignes de production par jour. Avec l’objectif "Sainte Savine 2020", le temps de fabrication a été grandement réduit. Désormais, 98% des commandes de moins de 100 cylindres sont traitées et expédiées en moins de quatre jours, et 85% le sont en fait en moins de 48h. La mesure a permis une hausse du chiffre d’affaire de 14% en 2018.

Un pôle peinture et deux pôles assemblages

Le site de production, qui a ouvert ses portes à la presse le 22 mai, est divisé en quatre parties. Au pôle peinture, qui a une quinzaine d’années, chaque composant, qu’il mesure quelques centimètres ou quelques mètres, est traité. On y peint l’acier, l’aluminium, et un type de plastique spécial. Les matériaux sont d’abord accrochés à la chaîne avant d’être lavés. On y applique alors une poudre de peinture, dont la couleur est changée tous les trois quarts d’heure selon le besoin. Ils sont enfin cuits afin de conserver leurs teintes.

Le pôle assemblage des cylindres est composé d’une dizaine de lignes, chacune dédiée à un type différent de ceux-ci. L’atelier, qui fonctionne en 2x8, fait travailler 90 personnes. A un poste bien précis, chacune travaille de manière rapide et précise dans le vacarme assourdissant des machines. L'effectif devrait se réduire avec le temps, l’entreprise cherchant à automatiser davantage de postes.

En effet, certaines lignes, comme celle du V5 varié, sont quasiment déjà entièrement automatiques. Des robots s’occupent de l’association des composants, de la taille des cylindres et de leur brochage, et également de l’assemblage des ressorts et goupilles. D’autres se servent de robots collaboratifs pour percer et tailler le cylindre, comme pour la ligne du Radialis haut de gamme. Sur celle-ci, les nombreux petits éléments sont assemblés à la main. Un travail qui demande une adresse et une minutie certaines.

Après avoir été constitués, les cylindres sont entièrement testés dans différentes positions, afin de détecter toute potentielle fragilité, puis gravés. En moyenne, une vingtaine d’exemplaire sont produits par heure et par personne. Ils sont ensuite conditionnés, puis envoyés par véhicules à guidage automatique dans la partie expédition.

Le pôle assemblage des serrures se compose peu ou prou de manière similaire à celui des cylindres. Certains modèles, comme ceux destinés aux appartements, sont assemblés avec l’aide de robots. D’autres, comme les serrures des maisons qui nécessitent plus d’étanchéité, comportent un assemblage manuel. Enfin, le pôle expédition comporte les produits prêts, en attente d’être envoyés à leurs destinataires.

Un chiffre d'affaire de 85 millions d'euros en 2018

Fort d’un chiffre d’affaires de 85 millions d’euros en 2018 (dont 8% à l'export), le site de Sainte Savine investit dans l’amélioration de ses infrastructures. Plusieurs centaines de milliers d’euros ont été dépensés dans la rénovation de la toiture et la réfection de certains sols. Plus d’un million d’euros a également servi à l’achat de trois machines. En plus des cylindres et serrures, qui représentent 50% de sa production, l’usine conçoit environ 500 000 barres antipanique par an.

En plus de Sainte-Savine, Assa Abloy France, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 240 millions d’euros en 2018, possède trois autres sites dans l’Hexagone. Celui de Portafeu, spécialisé dans les portes coupe-feu non loin de Rouen, un autre en Picardie, également orienté serrurerie, et un dernier dans le Maine-et-Loire, qui produit des poignées et des ensembles de portes.

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